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Les (gros) défis qui attendent déjà Jean-Pierre Farandou, le nouveau patron de la SNCF

Invocations du droit de retrait, grève sans préavis et mobilisation annoncée contre la réforme des retraites: le nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, va faire son entrée sur un terrain social miné, en pleine réforme ferroviaire.

Rétablir la paix sociale, faire fonctionner la SNCF dans son nouveau cadre réglementaire, préparer la concurrence... Jean-Pierre Farandou va devoir prendre en marche un train lancé à pleine vitesse en succédant vendredi à Guillaume Pepy.

Ingénieur des Mines, mais "pas un formaté traditionnel": Jean-Pierre Farandou connaît l'entreprise sur le bout des doigts: il a rejoint la SNCF en... 1981 comme chef de gare à Rodez. 

Malgré des a priori favorables, pourtant, les défis s'amoncellent. Le tout nouveau patron de la SNCF devra d'abord tenter d'apaiser le climat social au sein de l'entreprise ferroviaire. Jean-Pierre Farandou hérite de deux mouvements de grèves spontanées qui vont laisser des traces.

Il devra aussi rapidement s'attaquer au dossier de la réforme des retraites pour les cheminots. Les syndicats sont vents debout contre l'alignement de leur statut. La balle est dans le camp du gouvernement mais la direction de la SNCF pourrait peser de tout son poids pour tenter d'infléchir la position de l'exécutif.

Dernier gros dossier à gérer: l'ouverture à la concurrence des trains de voyageurs. Prévue pour fin 2020, l'arrivée de nouveaux opérateurs ferroviaires promet d'être un grand chambardement. Il faudra rassurer en interne... et convaincre les clients de voyager sur les trains de la compagnie nationale.

Nicolas Ropert