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Nouvelle indemnité carburant: "J'en ai marre de ce pays d'assistés", lance Kevin Bossuet

La nouvelle batterie de mesure du gouvernement pour redonner du pouvoir d'achat aux Français n'a pas convaincu tout le monde ce vendredi sur le plateau des "Grandes Gueules" sur RMC. L'enseignant Kevin Bossuet en a profité pour dénoncer la France un pays "d'assistés".

Le gouvernement dégaine encore le chéquier. Face à l'inflation galopante, l'exécutif a présenté son projet de loi pour redonner du pouvoir d'achat aux Français. Avec notamment une nouvelle mesure pour palier au prix exponentiel du litre d'essence: une aide jusqu'à 300 euros pour ceux dont le travail est situé à plus de 30 kilomètres de leur habitation, sous condition de revenus.

Une nouvelle aide qui a fait sortir de ses gonds Kevin Bossuet, qui bouillonnait depuis mercredi et le discours de politique générale d'Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale. "J'avais l'impression que c'était la Mère Noël, c'était une mesure par-ci, une mesure par-là et on va ponctionner qui à la fin? Les classes moyennes supérieures pour filer des primes et des aides", a-t-il lancé, très remonté, sur le plateau des "Grandes Gueules", sur RMC et RMC Story, en introduction d'une nouvelle tirade sur "les assistés".

"Il faut arrêter ce quoi qu'il en coûte"

"Depuis le premier semestre 2020, la dette française a augmenté de plus de 500 milliards d'euros (l'épidémie de Covid-19 n'ayant pas aidé, ndlr). On ne peut plus payer", a assuré Kevin Bossuet avant de rendre un hommage appuyé à François Fillon: "François Fillon avait raison, la France est en faillite".

"Il faut arrêter ce quoi qu'il en coûte et permettre aux Français de travailler plus pour gagner plus. Je commence à en avoir marre de cet assistanat, de toujours distribuer des primes, des primes. Nous n'avons pas besoin de ça, il faut libérer le travail, permettre de faire des heures supplémentaires, multiplier les différentes activités et en finir avec la gabegie budgétaire", a poursuivi Kevin Bossuet.

"Les chèques alimentaires, je n'en peux plus"

"Sur cette mesure de l'essence, cela me gêne un peu moins. Cela va profiter aux gens qui travaillent et il n'est pas normal de perdre de l'argent quand on travaille", a concédé l'enseignant. "Mais les chèques alimentaires, je n'en peux plus", a-t-il tout de même ajouté.

Alors, pour sauver l'économie française, Kevin Bossuet mise sur la traditionnelle doublette: la défiscalisation des heures supplémentaires et la baisse des charges sociales, avant de conclure par une autre tradition, la maxime du pays d'assistés: "Ce n'est pas en distribuant des primes à tout-va que l'on va s'en sortir. J'en ai marre de ce pays d'assistés".

G.D