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Nouvelles infractions routières verbalisées par vidéo: "il y aura des contestations massives"

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A partir du samedi 31 décembre 2016, de nouvelles infractions routières pourront être constatées par vidéo en vue d’une verbalisation.

La lutte contre les comportements dangereux sur la route s'intensifie. Dès le 31 décembre 2016, grâce aux caméras de vidéo-surveillance, les policiers n’auront plus besoin d’être sur place pour constater sept nouvelles infractions:

. Le non port de la ceinture de sécurité.

. L'usage du portable à la main au volant.

. La circulation l'arrêt et le stationnement sur les bandes d'arrêts d'urgence.

. Le franchissement des lignes continues, le non respect des règles de dépassement.

. Le non respect des "sas vélo".

. Le défaut de port du casque à deux roues motorisé.

La vidéo-verbalisation concernait déjà quatre catégories d'infractions (non-respect d’un feu ou d’un stop, des limitations de vitesse, des distances de sécurité, usage de voies réservées).

"L'objectif est bien de réduire le nombre d’accidents graves sur les routes"

Pour Rémy Josseaume, avocat du droit routier et président de l'automobile club des avocats, cette mesure est excessive et surtout inefficace. "C’est la volonté affichée du gouvernement que tous les automobilistes soient toujours contrôlés en permanence. C’est l’omniprésence du contrôle. On va simplement s’arranger pour identifier non pas un conducteur mais le propriétaire d’un véhicule. Le conducteur peut ne pas être le propriétaire, ou ne pas être identifiable. Vous aurez des contestations massives devant les juridictions. Parce que ces contestations permettent dans tous les cas de ne jamais perdre de points sur son permis de conduire".

Selon Alexandre Rochatte, adjoint du délégué interministériel à la sécurité routière, surveiller quasiment en permanence les automobilistes ne pose pas de problème si cela peut garantir leur sécurité. "Notre objectif est bien de réduire le nombre d’accidents graves sur les routes et donc le nombre de morts. Presque 400 personnes sont décédées l’an dernier ne portant pas leur ceinture de sécurité dans leur voiture. S’il faut avoir des contrôles en tout temps et en tout lieu, notamment pour des infractions qui sont très graves et extrêmement risquées, je crois qu’il faut qu’on en vienne là".

Clément Fraioli (avec AM)