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Pénurie de chauffeurs: la question du transport scolaire toujours pas réglée dans plusieurs régions

À deux jours de la rentrée scolaire, le constat est malheureusement là: il n'y aura pas assez de conducteurs de cars scolaires. Dans le Grand-Est, le président de région s'en est excusé dans un courrier envoyé aux familles.

Le 1er septembre 2022, les enfants retrouveront les bancs de l'école, mais tous n'auront pas de solutions de transports scolaires. C'est le constat amer fait par de nombreuses collectivités.

Malgré tous les efforts des régions et des entreprises de transports, le problème de pénurie de conducteurs les a obligé à s'adapter. D'après les derniers chiffres, publiés jeudi 25 août 2022, il manquait environ 4.000 chauffeurs.

C'est le cas à Molsheim, dans le Bas-Rhin, par exemple.

"J'ai découvert que la ligne que prenait mon fils était impactée", déplore Nathalie, parent d'élève. Avant, la ligne comptait 4 arrêts dans la commune, désormais il n'y en aura plus qu'un et le car passera une seule fois à la place de deux.

Le vélo, une solution alternative

Le collège est à 6 km, impossible d'y aller à pied donc. Nathalie a trouvé une solution de secours avec son fils, qui entre en troisième. "On a réfléchi à ça avec lui, il ira à vélo si vraiment le bus ne passe pas", explique-t-elle.

Dans le département, 19 lignes de transports scolaires sont écourtées ou modifiés. Par conséquent, le président de la région Grand-Est, Jean Rottner, s'est excusé dans une lettre adressée aux parents et aux élèves la semaine dernière.

La situation n'est pas meilleure dans les autres territoires, malgré les nombreuses tentatives des institutions.

"On a, par exemple, réquisitionné des conducteurs qui vont abandonner leurs cars de tourisme pour faire du transport scolaire, de façon à limiter la casse, si j’ose dire", souligne Jean-Sébastien Barrault, président de la Fédération nationale des transports de voyageurs.

Il propose, néanmoins, une solution pour la rentrée 2023: créer un CAP de transporteurs routiers de voyageurs, pour donner aux plus jeunes l'envie de se lancer dans le métier.

Alfred Aurenche (édité par Astrid Bergere)