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Sécurité dans les trains: "On ne peut pas blinder la SNCF comme on blinde un coffre-fort"

La sécurité dans les trains et les gares en question suite aux tirs dans le Thalys

La sécurité dans les trains et les gares en question suite aux tirs dans le Thalys - AFP

L’attaque déjouée d’un homme armé à bord d’un train reliant Amsterdam à Paris, vendredi dernier, pose la question de la sécurité dans les gares. Car, pour l'heure, peu de consignes existent comme ont pu le confirmer bon nombre de voyageurs interrogés sur le quai à l'arrivée d'un Thalys, gare du Nord, à Paris.

Après l'attentat déjoué dans le Thalys vendredi, des mesures de sécurité renforcées ont été mise en place par différents pays. Par exemple, en Belgique, 54 policiers fédéraux supplémentaires ont été déployés dans les gares desservies par les lignes internationales. De son côté, le Premier ministre français, Manuel Valls, a annoncé que la SNCF allait "mettre en place un numéro national de signalement des situations anormales": le 3117, en service dès le 1er septembre.

Mais, pour l'heure, peu de consignes sont appliquées pour rassurer les voyageurs comme l'ont fait savoir les voyageurs rencontrés par RMC sur le quai à l'arrivée d'un Thalys, à gare du Nord, à Paris. C'est le cas notamment d'Eric qui regrette de n'avoir vu que très peu de policiers: "A la gare de Bruxelles, il y avait plus de policiers armés que d'habitude. Mais sinon, non, on n'a pas été contrôlés".

"Pas très rassurant"

Car une fois à l'intérieur du train, pas de consigne de sécurité particulière. Ce qui consterne Marie-Charlotte: "Aucun contrôle des bagages, juste contrôle des billets par des contrôleurs lambda ! Ce n'est pas très rassurant ! Je suis assez étonnée de voir que rien n'a été mis en place". Contrôles systématiques, portiques… autant de mesures compliquées à mettre en place pour Serge Volant, secrétaire général du groupe SNCF en charge de la sûreté.

"Nous allons utiliser des technologies modernes pour augmenter la sûreté de notre réseau. Mais nous le ferons probablement de manière aléatoire et non systématique, indique-t-il. Car on ne peut pas blinder la SNCF de la même manière que l'on blinde un coffre-fort dans une banque". En attendant, la direction de la compagnie ferroviaire appelle ses 5 millions d'utilisateurs quotidiens à la plus grande vigilance, la meilleure des préventions selon le groupe.

Léa Zacharie avec Maxime Ricard