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Stationnement payant pour les deux-roues à Paris: "Les motards vont reprendre leur voiture"

À Paris, le stationnement des deux-roues va bientôt être payant. Une décision de la mairie qui provoque l'ire des motards et des usagers des scooters.

À Paris, il faudra bientôt payer pour stationner son deux-roues sur la voie publique. C’est la décision de la mairie de Paris qui irrite les propriétaires de motos et de scooters. Pourtant, cette mesure pourrait vite se répandre à d’autres grandes villes.

En attendant, dans la capitale, sans carte de résident, l’addition risque d’être salée : comptez 3 euros l’heure pour stationner entre les 1er et 11ème arrondissements et 2 euros dans les 9 autres. Enfin, si vous vous déplacez en scooter électrique, le stationnement restera gratuit.

"À partir du moment où l’on pollue, on paye : pollueur-payeur, le principe est une évidence", juge ce mardi sur le plateau d’Estelle Midi l’économiste du sport Pierre Rondeau. Mais il note qu’avec la carte résident, les habitants de la banlieue paieront plus cher que les Parisiens : "C’est une aberration. Les banlieusards habitent en banlieue parce qu’ils fuient les loyers parisiens qui sont une aberration absolue", déplore-t-il.

"Un deux-roues fluidifie la circulation et est donc écologique"

Une situation qui fait sortir de ses gonds Eric Di Meco de la Dream Team RMC Sport : "Derrière un adepte du scooter ou un motard, il y a d’anciens automobilistes qui se sont mis au deux-roues. Si on commence à enlever les avantages au scooter, ces gens-là vont reprendre leur voiture", croit-il savoir.

Jean-Marc Belotti, le coordinateur de la Fédération des motards en colère de Paris et de la région parisienne, rappelle qu’un deux-roues motorisé n’est pas une voiture et que c’est encore les habitants de banlieue qu’on va taxer le plus. Et il insiste, les deux-roues motorisés permettent de fluidifier la circulation: "Un deux-roues fluidifie la circulation et est donc écologique", plaide le motard.

"Quant aux scooters électriques, les écolos voudraient nous faire quoi que c’est vert. C’est vert sur place mais ailleurs c’est une catastrophe écologique", ajoute Jean-Marc Belotti.

Enfin, il appelle à ce que les deux-roues paient 3 à 4 fois moins cher qu’une voiture, s’appuyant sur l’espace occupé par les motos et les scooters, 3 à 4 fois moindre que les automobiles.

G.D.