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Victime d’un agression sexuelle dans le métro de Paris, elle filme son agresseur: une enquête ouverte

La police des transports et ferroviaire a ouvert mercredi une enquête après la diffusion sur les réseaux sociaux du témoignage d'une jeune femme dénonçant l'agression qu'elle avait subie sur le quai de la ligne 1 du métro station gare de Lyon à Paris lundi.

Il lui touche les fesses dans le métro de Paris, elle filme son agresseur avec son téléphone portable puis poste la vidéo sur les réseaux sociaux. Adélaïde a provoqué un tel "buzz" que la police l'a contactée avant même un dépôt de plainte.

Reprenant le #BalanceTonPorc, elle a affirmé sur Twitter qu'un homme lui a délibérément touché les fesses dans le métro avant de filmer son agresseur présumé. Sa vidéo a été partagée à de nombreuses reprises à tel point que la brigade des transports est "obligée de réagir rapidement", admet une source policière.

La police demande la conservation des images de vidéosurveillance à la RATP datées du lundi soir, station Gare de Lyon.

Une étape primordiale, car la RATP ne peut les conserver, hors cadre judiciaire, que 48h. Or, sans ces images, c'est presque impossible de prouver l'agression.

Un policier, via son compte personnel,a également contacté la jeune femme sur Twitter, après la diffusion de la vidéo, pour l'inciter à joindre la sûreté régionale des transports.

Depuis le lancement du mouvement "#BalanceTonPorc", c'est une préoccupation des policiers: faut-il entrer dans une logique de veille systématique sur les réseaux sociaux et lancer des enquêtes sur la base d'un simple témoignage publié sur internet? Pour un haut responsable, cela ne doit pas remplacer le dépôt de plainte. La victime, elle, confie désormais vouloir se rendre dans un commissariat.

Marion Dubreuil et X.A