RMC

Voile, radicalisation, imams... Ce que propose le CFCM afin de définir "les signes de radicalité"

Le Conseil Français du culte musulman tenait mardi une réunion exceptionnelle de son conseil religieux.

Ils ont promis des "annonces très fortes". Le Conseil Français du culte musulman (CFCM), qui tenait mardi une réunion exceptionnelle de son conseil religieux, a annoncé avoir chargé une commission de "définir les grands signes de radicalité" d'ici à la fin de l'année, en plein débat autour de la pratique de l'islam en France.

"Nous avons chargé la commission religieuse (...) de définir les grands signes qui permettraient de ne pas faire l'amalgame entre religiosité et radicalité", a déclaré devant la presse Aslam Timol, président de la commission halal du CFCM, promettant "des annonces très fortes" d'ici à la fin d'année.

Qu'est-ce qu'un signe de radicalisation?

Ce que veut avant tout faire le CFCM est de répondre à plusieurs questions d'actualité: quels sont les signes avant-coureur de radicalisation religieuse? Le Conseil Français du culte musulman veut absolument revenir sur certains amalgames: aller à la mosquée, porter une barbe, faire le jeûne du ramadan, ce sont des signes de religiosité, pas de radicalisation. 

Et dans la même idée, refuser de serrer la main d'une femmes, ou s'asseoir à coté d'elle, c'est une interprétation absurde de la religion, mais pas forcément de la radicalisation.

Que dire du voile?

Autre question: que dit l'Islam sur la question du voile? C'est ainsi une position de référence qui sera détaillée: oui, le port du voile est une prescription religieuse, mais il faut aussi laisser le choix au femmes de le porter ou non, ne pas porter le voile ne fait d'une femme une mauvaise musulmane, expliquait lundi le vice-président du CFCM à RMC.

"Un ordre des imams"

Enfin le CFCM, souhaite aussi assainir le monde des Imams en créant un "ordre des imams", comme il existe un "ordre des médecins", des agréments pourrait alors être retirer au moindre dérapage.

Le conseil religieux du CFCM se réunissait au lendemain d'une rencontre avec Emmanuel Macron qui l'a appelé lundi à "combattre, aux côtés de l'Etat, le communautarisme et l'islamisme". 

Après l'attaque lundi de la mosquée de Bayonne, Abdallah Zekri a par ailleurs appelé le président Emmanuel Macron à faire "des déclarations fortes par rapport aux hommes politiques" qui par leurs propos "irresponsables" contribuent à créer un "climat très tendu" autour de l'islam.

Thomas Chupin