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Soupçons d'empoisonnements par un anesthésiste de Besançon: Odile, victime présumée, se confie sur RMC

Poursuivi depuis 2017 pour sept empoisonnements présumés, le docteur Frédéric Péchier pourrait être mis en examen de nouveau pour de nombreux autres cas si les soupçons se confirmaient. Parmi eux, Odile, victime d'un infarctus lors d'une opération.

Il était déjà mis en examen pour sept cas d'empoisonnement de patients : mardi, le docteur Frédéric Péchier a été placé en garde à vue, interrogé désormais sur une cinquantaine d'incidents médicaux suspects qui pourraient donner une toute autre dimension à cette affaire.

D'après son avocat, le médecin-anesthésiste réfute une nouvelle fois ces accusations et se dit innocent depuis son placement en garde à vue, mardi, quant à ces 50 nouveaux cas qu'étudient les enquêteurs.

Parmi eux, celui d'Odile, qui s'est confiée sur RMC. C’est son médecin traitant qui l’a encouragé à s’adresser à la police.

Ancienne patiente du docteur Péchier, cette restauratrice a été hospitalisée en 2015 pour une opération courante dans la clinique où il exerçait. Elle n’aurait jamais pu imaginer faire partie des victimes présumées de cet anesthésiste réputé de Besançon.

Elle se souvient très bien du moment où elle aperçoit le docteur Frédéric Péchier alors qu’elle est allongée sur la table d’opération: "Je l’ai vu arrivé, je lui ai adressé un sourire et en rigolant il m’a dit 'C’est de la bonne' et après je suis partie en réanimation, je me rappelle de rien". 

Odile apprend alors qu'elle a fait un infarctus: "Comme l’anésthesiste m’a dit 'j’ai eu un cœur solide'. J’ai eu du bol oui..." 

Mercredi, elle est allé porter plainte contre Frédéric Péchier: "Si vraiment il a fait toutes ces choses. Pour moi, c’est grave. il doit être puni de ce qu’il a fait."

"Moi j’ai eu de la chance de m’en sortir" dit-elle, mais "pour toutes les familles qui ont perdu des proches, on doit connaître la vérité".

Privilégiant la thèse du "pompier pyromane", les enquêteurs le soupçonnent d'avoir sciemment modifié les poches d'injection de confrères afin d'orchestrer des incidents opératoires pour exercer ensuite ses talents de réanimateur.