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Sur RMC, Robert Ménard revient sur son agression: "J'ai reçu des coups derrière la tête, j'ai 4 jours d'ITT"

Le maire de Béziers a été agressé ce samedi en marge d'une réunion publique sur "l'union des droites". Sur RMC, il dénonce la "violence des antifas" et le fait que des élus se soient félicités de cette échauffourée.

Une bousculade qui l'a conduit à porter plainte contre X. Robert Ménard, maire apparenté Front national de Béziers, a été agressé samedi en marge d'une réunion-débat sur le thème de l'union des droites à Cubzac en Gironde. Plusieurs photos montrent qu'il a été pris au col et bousculé, et l'ancien leader de Reporters sans frontières a livré sa vision des faits ce lundi au micro de RMC.

"Il y avait 40 ou 50 personnes qui se présentent comme des 'antifas'. On a le droit de contester ce que je dis, de me chahuter. Mais là ce n'est pas un chahut, c'est des gens qui m'ont tapé dessus ! D'une violence incroyable et tout ça sous les yeux d'élus de gauche, d'Insoumis, du PC du PS qui n'ont pas bronché. J'ai été jeté à terre, des coups derrière la tête qui me font encore mal, qui font que le médecin m'a dit 4 jours d'ITT et 10 jours partiels. C'est ça la réalité".

"Rien ne justifie de taper sur un élu de la République"

L'élu habitué à défrayer la chronique déplore que d'autres élus présents sur place se soient "félicités de l'agression", que les gendarmes "à quelques mètres", selon lui, ne soit pas intervenus, et qu'aucun responsable politique, hors de son camp (à part Eric Ciotti), n'ait dénoncé ce qu'il s'est passé. 

"On peut ne pas être d'accord avec moi, évidemment, mais il n'y a rien qui justifie de taper sur un élu de la République", lance-t-il, avant de demander avec ironie s'il y avait "deux sortes d'élus", des respectables et d'autres qui ne le seraient pas. "Pardon, mais les gens ont voté pour moi", conclut-il.
J.A. avec Bourdin direct