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Syrie: «Nous étions prêts à frapper le week-end dernier», dit Bartolone

Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale.

Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale. - -

Invité sur RMC et BFMTV, Claude Bartolone a affirmé que la France aurait pu frapper la Syrie le week-end dernier. Le président de l’Assemblée nationale s'est aussi opposé à une hausse du SMIC mais souhaite des mesures pour les petites retraites.

Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone était invité ce jeudi sur RMC et BFMTV. Il est revenu sur la situation en Syrie, affirmant que la France aurait pu frapper le week-end dernier. Claude Bartolone a aussi abordé la question du pouvoir d’achat des classes moyennes et des charges des entreprises, ou encore la défiscalisation des heures supplémentaires, qu'il rejette.

Sur les propos de Ségolène Royal, très critique envers Claude Bartolone notamment sur la transparence du patrimoine des élus :

8h55 - Claude Bartolone : « J’ai décidé d’être rassembleur. Si c’est la "véritude" de Ségolène Royal, je l’accepte comme ça. Je savais qu’elle tenait ces propos en privé, mais ce n’est pas grave. Après tout, elle améliore ma publicité auprès des parlementaires qui se disent : "il vaut mieux que ce soit lui qu’elle" ».

Impôts et pouvoir d'achat

Sur la possible suppression d’une réduction d’impôts pour les parents qui ont un enfant à l’université.

8h53 - Claude Bartolone : « Je préfère qu’on demande des efforts à ceux qui ont le plus de moyens. Nous avons la meilleure rentrée scolaire connue depuis 10 ans. Au lieu des 70 000 postes supprimés par la droite, c’est le retour d’adultes devant nos enfants ».

Financement des retraites : une compensation pour les entreprises, pas pour les ménages ?

8h52 - Claude Bartolone : « C’est là qu’il doit y avoir discussion ! Il faut trouver une façon d’être attentifs au pouvoir d’achat ».

Sur les petites retraites

8h51 - Claude Bartolone : « L’opposition propose 44 années de cotisations, retraite à 65 ans, et pas de négociation, on procède par ordonnance. Le gouvernement a dit qu’il fallait s’intéresser aux jeunes, faire un effort pour sauver notre système par répartition. Sur les petites retraites, la pénibilité, j’attends du Parlement qu’il fasse son travail pour améliorer la bonne proposition du gouvernement ».

Pas ou peu de nouveaux impôts en 2014 ?

8h50 - Claude Bartolone : « Quand nous sommes arrivés, nous avons trouvé 600 milliards de dettes. S’il n’y avait pas eu un effort de tous les Français, nous aurions perdu une partie de notre indépendance. Aujourd’hui, on emprunte quasiment à 0 ».

Faut-il transférer les charges familiales, patronales et salariales sur une autre assiette ?

8h49 - Claude Bartolone : « Il y a une piste, il faut regarder ça de près, discutons avec les partenaires sociaux. Les Français en veulent pour leur argent. L’impôt permet d’assurer la solidarité, préparer l’avenir. Il faut faire une pause fiscale, j’ai été le premier à le dire au 15 août. C’est le pouvoir d’achat des ménages qui est responsable de notre petite croissance ».

Faut-il augmenter le SMIC ?

8h46 - Claude Bartolone : « Ce n’est pas le moment. Pour nos PME et nos PMI, ça va dégrader leurs capacités d’investissement, il faut trouver d’autres formules ».

Le gouvernement réfléchirait à donner du pouvoir d’achat aux Français. Faut-il défiscaliser à nouveau les heures supplémentaires ?

8h44 - Claude Bartolone : « Je suis totalement contre. Un rapport rédigé par un député PS et un UMP conclut que la défiscalisation des heures supplémentaires avait fait perdre 100 000 emplois. Ce n’est pas rien. Ce n’est pas le moment ».

-> Défiscalisation des heures supplémentaires : le retour ?

Sur la Syrie

Peut-on punir Assad sans le destituer ?

8h43 - Claude Bartolone : « Si on dit qu’on veut en finir sans savoir quelle sera la suite, ça ne marchera pas. Nous intervenons pour démontrer que l’arme chimique ne peut pas être utilisée ».

8h41 - Claude Bartolone : « François Hollande a affirmé très vite la détermination de la France à ne pas accepter les armes chimiques. Si nous ne sommes pas capables d’intervenir, comment dire à l’Iran ou la Corée, qui nous menacent avec l’arme nucléaire, qu’on ne peut pas l’accepter ? »

Les frappes auraient-elles dû avoir lieu le week-end dernier ?

8h39 - Claude Bartolone : « Je ne peux pas répondre. Nous avons tous été surpris par le recul de Barack Obama. Les informations données hier par le gouvernement à l’Assemblée nous protègent de ce qui est arrivé en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Ils ont payé cash les mensonges sur la guerre en Irak. Nous étions prêts à frapper le week-end dernier. S’il y avait eu une autre décision d’Obama, les frappes auraient déjà eu lieu ».

Si une intervention militaire est décidée : faudra-t-il un vote ?

8h38 - Claude Bartolone : « Regardez le Mali : les djihadistes surveillaient le calendrier des institutions démocratiques. C’est pareil. Je ne veux pas que le temps démocratique leur permettre de mettre des boucliers humains autour des cibles. C’est la responsabilité du chef de l’Etat, en fonction de la situation, qu’il aura à décider ».

-> Syrie : un débat sans vote est-il utile ?

8h37 - Claude Bartolone : « Ma position est de dire qu’il peut y avoir un vote, mais c’est au président de décider dans le cadre du respect de nos institutions. Le vrai débat, c’est est-ce qu’il y a eu l’utilisation d’armes chimiques. Nous avons la responsabilité de dire "plus jamais ça". La règle du jeu, c’est l’opposition d’aujourd’hui qui l’a fixé en 2008 : c’est au président de la République de savoir s’il pose la question au Parlement ».

Revivez aussi l'émission Bourdin & Co de ce jeudi.

M. Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin