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Google: pourquoi le moteur de recherche ne va plus répondre à certaines questions

Le moteur de recherches Google va cesser de répondre à certaines questions, afin de lutter contre les fausses informations. En effet, des internautes s'interrogent, par exemple, sur des idées complotistes et Google, par son alrogithme, y répond. Pour éviter cela, plusieurs solutions sont envisagées.

Google répond à 80.000 questions par seconde. Parmi les plus posées en 2021: Comment faire un nœud de cravate? Comment embrasser? Comment tomber enceinte? Comment perdre du poids? Gagner de l'argent?

Chaque question obtient une réponse, plus ou moins juste. Le moteur de recherche affiche souvent un extrait d'un site d'information ou d'une page Wikipedia, sous forme de résumé tout en haut des résultats. Cela permet de gagner du temps mais ça n'est pas toujours pertinent.

Si certaines réponses sont correctes, d'autres s'éloignent de la vérité. Par exemple, si vous demandez quand Snoopy a assassiné Abraham Lincoln, la date, le 14 avril 1965, s'affichera. Pourtant le beagle nommé Snoopy, lui, n'a rien à voir avec ça.

Des informations non vérifiées et fausses

Pire encore, en 2017, à la question "Barack Obama planifie-t-il un coup d'état?", l'extrait proposé expliquait tout en haut des résultats comment le président "Obama pourrait planifier un coup d'état communiste à la fin de son mandat". C'était évidemment une fausse information, copiée-collée sur un site complotiste.

C'est pour éviter que ces informations non vérifiées, souvent fausses et potentiellement dangereuses soient communiquées, que Google veut trier les réponses apportées.

Des messages d'avertissement

En ce moment, les programmeurs revoient leurs algorithmes. Ils disent avoir déjà supprimé 40% des extraits erronés. Ils s'apprêtent maintenant à afficher des messages d'avertissement dans le cas où une bonne réponse n'existe pas vraiment.

Cela pose quand même la question de la liberté d'expression, car c'est finalement une poignée d'ingénieurs qui va statuer dans un bureau de la Silicon Valley.

Loïc Rivières (édité par Astrid Bergere)