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La CGT de RTE revendique des coupures d'électricité volontaires en Gironde et à Lyon

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La CGT de RTE a revendiqué mardi des coupures d'électricité volontaires en Gironde et à Lyon, "liées à la grève" contre la réforme des retraites, et menace le gouvernement de "coupures plus massives".

Deux postes à haute tension situés en Gironde ont subi un acte de malveillance durant la nuit, causant temporairement une coupure d'électricité pour 50.000 foyers.

"Il y a eu un acte de malveillance sur deux postes à haute tension (Cissac et Masquet). Au plus fort de la coupure, on a eu 50.000 foyers coupés et les derniers foyers ont été réalimentés au bout de 1h30", a indiqué RTE, le gestionnaire du réseau à haute tension. Les matériels ont été mis hors tension sans dégradation, a précisé RTE, qui va porter plainte.

Selon une source proche du dossier, l'incident est survenu dans la nuit entre 00h45 et 02h45 sur les deux postes, l'un situé à Mios, sur le bassin d'Arcachon, et l'autre à Cissac-Médoc. "Aucun acte n'a pas été revendiqué pour le moment", ajoute RTE.

RTE a par ailleurs fait état d'une coupure à Lyon (3e et 6e arrondissement) et dans les communes avoisinantes de Villeurbanne et Caluire mardi matin entre 10h06 et 10h55. L'entreprise a dénombré "40.000 foyers coupés au plus fort de la coupure", a précisé une porte-parole. 

"Un premier avertissement avant des coupures plus massives"

Mardi à la mi-journée, la CGT de RTE a revendiqué auprès de l'AFP ces coupures d'électricité volontaires, "liées à la grève" contre la réforme des retraites, et menace le gouvernement de "coupures plus massives".

Ces coupures d'électricité "en Gironde et à Lyon sont bien liées à la grève" et s'inscrivent dans "la bagarre" contre le projet du gouvernement qui doit "prendre ça comme un premier avertissement" car "il s'expose à des coupures plus massives", a déclaré Francis Casanova, délégué syndical central CGT chez RTE, gestionnaire du réseau électrique haute tension.

La semaine passée, une panne d'électricité d'envergure due à "un probable acte de malveillance" avait affecté mardi matin tout le centre-ville de Perpignan. Le rétablissement du courant avait alors été retardé par la grève contre la réforme des retraites et l'occupation du site d'Enedis.

La rédaction de RMC (avec AFP)