RMC

Tel-Aviv sur Seine: "Un an après les massacres à Gaza, c'est de l'indécence"

-

- - AFP

La mairie de Paris a affirmé dimanche qu'elle ne comptait pas annuler l'événement malgré la polémique qui enfle dans le classe politique et sur les réseaux sociaux.

Jeudi, Paris Plages prendra des airs de plage de Tel-Aviv, pour un évènement célébrant le partenariat entre la capitale française et la capitale économique d'Israël. Mais ce "Tel-Aviv sur Seine", comme l'a nommé la mairie, est loin de faire l'unanimité.

Depuis deux jours la polémique enfle tant dans la classe politique que sur les réseaux sociaux. En cause, un calendrier maladroit après les tragiques actes de terrorisme d'extrémistes israéliens qui ont coûté la vie à un bébé palestinien et à son père. La mairie de Paris a affirmé hier qu'elle ne comptait pas annuler l'événement, inscrit dans un programme de partenariats beaucoup plus larges avec des villes israéliennes et palestiniennes.

"Nous refusons tous les amalgames"

Pour Bruno Julliard, premier adjoint à la mairie de Paris, la capitale refuse "tous les amalgames".

"Il y a à Tel-Aviv un maire qui est progressiste, qui est en opposition à Netanyahou, estime-t-il. Il y a une population qui se bat tous les jours pour la paix. Ce n'est pas parce que nous célébrons les rapports entre Paris et Tel-Aviv, ville symbole de la paix et de la tolérance, que nous soutenons les actes des Israéliens les plus extrémistes.

Un avis loin d'être partagé par Danielle Simonnet: "Un an après les massacres sur la bande de Gaza, je trouve ça indécent d'organiser une manifestation qui n'est tournée que sur la valorisation de l'ambiance festive de Tel-Aviv", fustige la conseillère de Paris Front de Gauche. "Pourquoi n'y a-t-il aucun engagement en faveur de la paix dans ce qui est exprimé? Il y a une indécence entre la gravité de ce qui se passe et la manifestation qui est prévue".

E.B.