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Val d’Oise: une perquisition dans un restaurant entraîne la panique des clients

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Depuis les attentats les perquisitions administratives se sont multipliées dans toute la France. A Saint-Ouen-l’Aumône dans le Val-d’Oise, les clients d’un restaurant ont été surpris par l’une de ces interventions musclées.

Une centaine de clients se trouvaient samedi soir dans ce restaurant du Val-d’Oise lorsque les forces de police ont fait leur entrée. Parmi les clients attablés au Pepper-Grill de Saint-Ouen-l’Aumône, des familles avec des enfants. “Une cinquantaine de policiers sont entrés, raconte Ivan le propriétaire du restaurant sur RMC. Il y en a qui ont couru à l’étage, d’autres qui sont allés au sous-sol, d’autres qui sont sortis dans la cour arrière”.

Les forces de police se déploient sans explications. “Ils ont juste demandé à ce que tout le monde mette les mains sur les tables”, explique-t-il.

"On a pensé à une bombe ou à un kamikaze"

L’intervention se passe sous le regard médusé des clients paniqués qui voient les policiers employer les grands moyens. Trois portes sont défoncées dans le restaurant. “Arme à la main avec le gilet par balles, ils m’ont attrapé par le bras et m’ont fait vraiment peur. On a tout de suite pensé à une bombe ou à un kamikaze, on ne savait pas ce qu’il se passait”, raconte Rachid, serveur du Pepper-Grill.

Après 35 minutes d'intervention, les policiers repartent finalement bredouille. Dans Le Parisien, le patron de l’établissement dénonce l’opération menée dans son restaurant. “Les perquisitions, je suis tout à fait pour dans la période que nous vivons. Mais là, j’ai le sentiment que c’était pour marquer le coup”, regrette-t-il.

Mais pour Nicolas Comte, porte-parole du syndicat SGP police, l’intervention était tout à fait justifiée et proportionnée. “C’est la règle du jeu, explique-t-il sur RMC. Ça peut s’avérer faux à la fin, mais il y a cette nécessité d’aller forcément vérifier ces informations. Toutes ces perquisitions sont motivées par une information”. Depuis les attentats, près de 300 perquisitions administratives ont été menées en région parisienne.