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Voiture de police brûlée: "Trois des quatre mis en examen remis en liberté? C'est purement scandaleux"

REACTIONS - Trois des quatre hommes mis en examen dans l'enquête sur des violences contre la police, dont l'incendie d'un véhicule où se trouvaient deux agents, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire mardi par un magistrat, tandis que le quatrième a été placé en détention provisoire.

Le juge de la détention et des libertés a décidé de remettre en liberté trois des quatre mis en examen dans l'affaire du véhicule de police incendié mercredi dernier à Paris. Ils sont donc laissés libres sous contrôle judiciaire. Le parquet de Paris avait requis la détention provisoire pour les quatre mis en examen et a donc fait appel de la décision. Samedi, le juge d'instruction les avait mis en examen pour tentative de meurtre, violences en bande organisée avec arme sur forces de l'ordre et destruction de biens en bande organisée.

Une décision loin d'être du goût de de Fabien Vanhemelryck, secrétaire national du syndicat de police Alliance: "On ne peut qu'être en colère face à une telle décision. C'est purement scandaleux, s'emporte-t-il sur RMC. Quand on voit une telle violence et que l'on voit que ces individus, présumés innocents certes, sont sortis de prison quelques jours après on s'interroge sur le signal donné derrière tout ça".

"C'est incompréhensible"

"A quoi bon annoncer de la fermeté, une totale impunité si au final le signal que l'on donne à ce genre d'individus c'est qu'ils peuvent recommencer?, s'interroge-t-il. Parce que d'une façon ou d'une autre ils ressortent dès le lendemain". Il estime qu'"il y aurait pu y avoir des mesures conservatoires pour éviter que de tels faits se réitèrent. Il suffisait de les garder en détention pour faire passer un message aux autres et surtout cela permettait que l'enquête se termine tranquillement".

Stanislas Godon, secrétaire administratif général adjoint du syndicat Alliance, lui aussi ne comprend pas que la justice ait pu prendre une telle décision: "C'est la surprise, l'incompréhension et la colère parce que nous pensons à nos deux collègues présents dans la voiture mais aussi à tous ceux qui vont être exposés à ce genre d'individus". Il estime aussi que "ce genre de message est extrêmement néfaste et désastreux car c'est un message d'impunité. On indique à la société que l'on peut tenter de tuer des policiers en plein Paris et être relâché. C'est incompréhensible".

Maxime Ricard avec Claire Checcaglini