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Les péages augmentent (encore): "Un racket caractérisé avec le consentement des politiques", selon Périco Légasse

Le chroniqueur d'Estelle Midi sur RMC s'est insurgé contre la nouvelle augmentation des tarifs sur autoroute pour l'année à venir.

Difficile de trouver de bonnes nouvelles pour le pouvoir d'achat des Français. Les péages des réseaux autoroutiers augmenteront d'environ 2% à compter du 1er février, après une augmentation de 0,44% début 2021, selon des arrêtés publiés dimanche au Journal officiel. Pour les voitures les tarifs augmentent de 1,89% sur le réseau Cofiroute, 2,19% sur ASF, 1,91% sur Sanef ou encore 2,05% sur APRR.

Les contrats très stricts liant les sociétés d'autoroutes à l'État prévoient une augmentation automatique des tarifs des péages tous les ans au 1er février, en fonction notamment de l'inflation et des chantiers entrepris sur le réseau. "Les tarifs de péage au 1er février 2022 n'augmenteront pas plus que l'inflation", avait souligné en décembre une source proche des concessionnaires.

"(La privatisation) C'est un des plus grands scandales économiques"

L'inflation en France ayant accéléré à 1,6% sur l'ensemble de l'année 2021, en moyenne annuelle selon l'Insee, au plus haut depuis 2018, les prix augmentent ainsi automatiquement.

La privatisation des autoroutes restera comme un des grands points noirs pour toute la classe politique, selon le chroniqueur Périco Légasse qui donnait son avis dans Estelle Midi sur RMC ce lundi.

"C'est un des plus grands scandales économiques. La privatisation, c'est une activité juteuse. Depuis Chirac et Jospin, gauche et droite ont fait ces cadeaux aux entreprises privées, d'une activité, à la base, publique, la circulation."

Certains appellent au boycott, mais Périco Légasse estime qu'il n'y a même pas besoin au vu des prix qu'il faut mettre pour rouler, et prédit que la colère sociale ne va pas s'arranger.

"C'est un racket caractérisé avec le consentement de toute la classe politique. Avec le carburant en plus, il y a des gens qui ne vont plus pouvoir rouler, pas besoin de boycotter. En tout cas, sur le plan social c'est une aberration. Je ne comprends pas qu'il n'y ait pas déjà une insurrection plus violente que ce à quoi on a affaire aujourd'hui."
J.A.