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Jean Castex chahuté à Grenoble: "Aujourd'hui, impossible de faire un déplacement hors d'un cadre artificiel"

Le Premier ministre Jean Castex a été hué et interpellé par certains opposants à la politique gouvernementale, lors d'un déplacement à Grenoble samedi.

Tout ne s'est pas passé comme sur des roulettes. Le Premier ministre, Jean Castex, était samedi à Grenoble pour présider un Comité interministériel à la Ville. Une visite qui a été perturbée par une dizaine de manifestants antivax aux cris de "Castex en prison", "Assassin", "Honte de la France".

Le chef du gouvernement, qui était accompagné de plusieurs ministres dont Olivier Véran (Santé), a aussi fait face à des habitants mécontents se plaignant de bâtiments "dégradés", d'appartements infestés de punaises de lit et de la fermeture des commerces de proximité. 

"Aujourd'hui, si un déplacement n'est pas complètement cadré dans une espèce d'artificialité, on ne peut plus sortir"

Les Grandes Gueules, sur RMC et RMC Story, sont revenues ce lundi sur le sujet de cette visite perturbée. L'ancienne enseignante et essayiste Barbara Lefèvre estime qu'aujourd'hui, les hommes et femmes politiques ne peuvent plus sortir dans la rue si tout n'a pas été prédéfini à l'avance.

"S'ils ne suivent pas le joli cadre qu'on leur a mis pour leur faire visiter les choses en tenant le peuple bien à distance... S'ils faisaient de vrais déplacements pour aller vraiment à la rencontre des Français... Allez sur le site de l'INA et regardez comment ça se passait pour De Gaulle, Pompidou... Aujourd'hui, si un déplacement n'est pas complètement cadré dans une espèce d'artificialité, on ne peut plus sortir. C'est ça la réalité et ça dure depuis Sarkozy."

L'éducateur Etienne Liébig regrette la violence des débats contemporains et note qu'aujourd'hui, "n'importe quel membre du gouvernement se fait traiter d'assassin parce qu'il a été pro-vax".

"Et pas que dans la rue, sur les réseaux aussi. Il n'y a même plus de débat possible, plus personne ne peut rien dire sur ces questions, c'est immédiatement des insultes."
J.A.