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Alain Marsaud, député LR: "Nous avons une politique qui nous met en danger"

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Le député Les Républicains Alain Marsaud était chez les GG pour leur édition spéciale. Il met en cause la politique menée par la France au Moyen-Orient et assure qu'il ne se rendra pas au Congrès à Versailles où François Hollande exposera sa riposte aux attentats.

Ce lundi chez les GG, le député Les Républicains Alain Marsaud a fustigé la politique française à l'égard du Moyen-Orient: "Il faut quand même avoir le courage de le dire mais quelles sont les causes? Nous avons aujourd'hui une politique étrangère qui nous met en danger. Nous avons décidé de faire la guerre au Moyen-Orient et c'est pour cela qu'il vient nous faire la guerre".

Selon lui, il faut cesser les bombardements: "Il est temps que l'on tire un trait sur le Moyen-Orient et qu'on rentre chez nous. Ce n'est pas notre job et nous n'avons pas les moyens. On s'en va bombarder Raqqa, on a dû tuer des civils et quelques jihadistes", a-t-il jugé. "Dieu sait qu'Assad est haïssable. J'ai toujours dit que je n'irai jamais lui serrer la main. Mais de quel droit moi Français je vais dicter la conduite d'un peuple?", a-t-il ajouté.

"Je n'aurais jamais imaginé que l'on puisse atteindre un tel niveau de barbarie"

Le député ne croit pas aux solutions proposées par le gouvernement actuel: "Depuis le mois de janvier on nous a fait la morale on nous a fait des promesses mais la situation s'est aggravée parce qu'il y a un certain nombre de désespérés, d'esprits faibles qui basculent dans la radicalisation et qui ont été capables de faire ce qu'ils ont fait. Je n'aurais jamais imaginé que l'on puisse en arriver à un tel degré de barbarie, j'ai l'impression qu'on va encore une fois traiter les conséquences et essayer d'échapper aux causes".

Il a annoncé qu'il ne se rendrait pas au Congrès à Versailles où François Hollande s'adressera aux parlementaires ce lundi après-midi: "J'ai souffert de 'Je suis Charlie', je pense que nous avons été manipulés, on en a fait une opération de communication politique, on nous a fait des promesses d'efficacité et je n'ai rien vu. Et cet après-midi j'ai peur que ce soit la même chose, on va nous faire Charlie à Versailles", a-t-il ironisé.