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Arrêter un match en raison de chants homophobes? "C'est bidon total" pour Daniel Riolo

Les Grandes Gueules sont revenues ce mercredi sur la polémique née de l'indignation de la ministre des Sports à l'écoute de certains chants de supporters de foot. Elle n'est pas opposée à arrêter un match en cas de chant homophobe. Bonne idée ?

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a été choquée d'entendre à l'occasion du match de football PSG-OM, des chants qu'elle a trouvé violents. Elle aurait entendu au Parc des princes des choses "inadmissibles" et n'est pas contre l'idée d'arrêter le match si des chants homophobes sont entendus en tribunes.

"Je ne vois pas pourquoi, dans le sport et dans les stades, on se permettrait des choses qu'on ne se permet pas par ailleurs", justifiait-elle au micro de Franceinfo peu après la rencontre.

Les Grandes Gueules sont revenues sur cette sortie médiatique qui a causé des remous au sein de la société dans son ensemble. La présidente de la Ligue a été épinglée pour avoir expliqué que ces chants faisaient partie d'un certain "folklore", sans les justifier pour autant.

"S’indigner comme ça de façon gratuite ne sert à rien"

Daniel Riolo, nouveau membre des GG depuis ce mercredi, a expliqué que l'idée de la ministre d'arrêter un match est totalement irréalisable. Selon lui, il faut surtout responsabiliser les supporters.

"Il y a une une culture de l’homophobie sociétale, là c’est dans le stade. Quand la présidente de la Ligue, Nathalie Boy de la Tour, a parlé de folklore les gens ont hurlé. Aujourd’hui on ne tolère plus ça, tant mieux, comme les cris racistes. Mais la réaction de la ministre… S’indigner comme ça de façon gratuite ne sert à rien. Distribuer des tracts, très bien, mais arrêter un match c’est absurde. C’est bidon complet."

Alain Marschall apporte l'exemple des stades américains où des choses comme ça ne sont pas tolérées.

"On va rétorquer qu'aux USA c'est du "show", du business, du capitalisme pourri par le fric et que ce qui se passe en France c'est la culture populaire. Je combats toujours cette idée (...) Mais il n'y a pas d'outils, dans les faits, pour mettre fin à un chant dans un stade", conclut Daniel Riolo.
James Abbott