RMC

Assaut de Saint-Denis: Des voisins toujours pas relogés? "Il y a un abus du mot ‘victime’ dans cette histoire"

Un an après l’assaut sur l’appartement de Saint-Denis où logeait Abdelhamid Abaaoud, certaines familles ne sont toujours pas relogées. Elles s’estiment oubliées, et que réclame que l’Etat les reconnaisse comme victimes du terrorisme.

"Je n’aime pas du tout la manière de victimiser tout le monde". Pour la Grande Gueule Gilles-William Goldnadel, ça ne fait pas de doute: les "oubliés" de l’assaut de Saint-Denis ne sont pas des victimes du terrorisme. "Les mots comptent. J’estime que des gens, qui étaient des illégaux et qui ont été régularisés, devraient plutôt remercier l’Etat. Il y a une faute de sens qui me gêne. Je ne vais pas jouer les bisounours, ça ne me plait pas. Dans cette histoire, comme souvent, l’Etat est en retard. (…) Ils sont peut-être victimes de l’anti-terrorisme. (…) Ils ont un problème locatif. On m’explique que ces gens-là ne sont pas relogés. Ça s’appelle un problème locatif".

Un an après l’assaut, les habitants du 48 de la rue de la République réclament en effet l’accès au fonds de garantie et leur reconnaissance comme victime du terrorisme.

Les GG (avec AM)