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Attentats de Paris: l'émotion de Christian Jeanpierre chez les GG

Le soir du 13 novembre, Christian Jeanpierre commentait le match amical France-Allemagne au Stade de France. Il n'a été mis au courant qu'à la 82e minute du match. Invité chez les GG ce lundi, il s'est remémoré avec émotion cette soirée dramatique.

Le 13 novembre, Christian Jeanpierre commentait le match France-Allemagne. Et ne se doute pas de la tragédie qui est en train de se jouer à Paris. Invité chez les GG pour son livre "48 2/3", la voix du foot sur TF1 est revenu sur cette soirée tragique.

Le commentateur a bien entendu la détonation du kamikaze qui s'est fait exploser aux abords du Stade de France: "Il y a eu ce bruit sourd, mais quand on a commenté des matches dans le sud de la France on a déjà entendu des bombes agricoles, on ne peut pas imaginer ça".

"Je n'ai été alerté qu'à la 85e minute. On m'a seulement dit 'c'est dramatique dans Paris', et j'ai compris rien qu'au ton de mon producteur que c'était vraiment dramatique, rien que d'en reparler j'ai de l'émotion dans la voix. Ça a été super dur", se souvient-il encore. "J'ai beaucoup de choses à gérer pendant un match donc je n'étais pas sur mon smartphone et après on gère la fin du match du mieux qu'on peut".

"J'ai une hantise des mouvements de foule"

Christian Jeanpierre ne prend la mesure des événements dans la nuit: "vous vous refaites le film de la 2e mi-temps et vous imaginez ce qui se passe dans le centre de Paris quand vous commentez un match dérisoire".

Avec le recul, il salue la décision de ne pas interrompre le match et de ne pas alerter le public: "Je ne sais pas qui a pris cette décision mais c'était la bonne, il ne fallait surtout pas balancer un message d'alerte. J'ai une hantise depuis que je commente des matches de foot, quand on a vécu le Heysel ou des drames en Angleterre, j'ai une hantise des mouvements de foule. Ça part en deux secondes et ça peut très vite faire des dégâts énormes".

Christophe Jeanpierre reviendra au Stade de France: "Je ne le vois plus de la même manière ce stade. On y reviendra mais il est temps que l'année se termine".