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Aujourd’hui, dès que la moindre grenade lacrymogène est lancée, on parle de violence policière

Le journaliste Jean-Marie Godard, auteur de Paroles de flics, a évoqué ce mercredi dans les Grandes Gueules les violences policières. Celui qui a recueilli pour son livre des témoignages de policiers, assurent que ceux-ci reconnaissent quand des collègues sont allés trop loin.

Le journaliste Jean-Marie Godard, auteur de "Paroles de flics" (éd. Fayard) était l'invité des Grandes Gueules ce mercredi. Il a notamment évoqué les violences policières, alors qu'une nouvelle vidéo relance l'affaire Théo, ce jeune homme qui accuse la police de viol lors de son interpellation le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-St-Denis). Pour son livre, Jean-Marie Godard a recueilli le ressenti des policiers à propos des accusations de violences dont ils font parfois l'objet. "Eux-mêmes le disent et sont conscients" que des policiers dérapent. 'Il n'y a pas un soutien inconditionnel des policiers à tout et n'importe quoi", affirme-t-il.

"L'une des missions de la police, c'est d'utiliser la force"

"Mais en même temps, ajoute Jean-Marie Godard, ils ont l'impression – et moi aussi je l'ai eue – qu'aujourd'hui, si une manifestation dégénère aujourd'hui, la moindre bombe lacrymogène qui part, c'est (considéré comme) une violence policière". "On oublie que l'une des missions de la police à la base, c'est d'utiliser la force publique, de manière proportionnelle à l'agression qui est en face. C'est le pouvoir légitime de répression".

P. G. avec les GG