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Blanquer au chevet du lycée Gallieni à Toulouse: "La parole des profs a été prise en compte"

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a visité ce vendredi le lycée Gallieni à Toulouse. Les professeurs y dénoncent les violences physiques et verbales au sein de l'établissement.

Certains décrivent un lycée "en état de guerre". Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer se rend au lycée Gallieni, dans le quartier du Mirail à Toulouse. L'établissement compte 56% d'élèves issus de familles défavorisés. Depuis décembre, les professeurs de l'établissement dénoncent les violences physiques et verbales commises par certains élèves. Ce jeudi, ils étaient 60 à ne pas faire cours.

Pour Sylvain Grandserre, le professeur des GG, la visite du ministre est appréciée: "Ça leur fait du bien de savoir que le ministre de l'Education nationale sera chez eux parmi les milliers d'établissement en France. Ça veut dire que leur parole a été prise ne compte ce qui n'a pas toujours été le cas. L'armée c'est la Grande muette, l'éducation nationale, c'est la grande sourde, on a du mal à entendre ce que dit la base".

"Il faut réussir à casser cette ségrégation scolaire"

Jean-Michel Blanquer a promis de faire de Gallieni "un lycée expérimental". Mais selon Sylvain Grandserre, il faudrait changer le système de la carte scolaire: "Il faut réussir à casser cette ségrégation scolaire, empêcher qu'il y ait une telle concentration. C'est ingérable. J'ai une classe de 28 élèves: tu peux suivre des élèves en difficulté, des parents en détresse, mais 7-8 pas plus. Je suis content que le ministre soit sur place même si ça va prendre du temps à se résoudre. Il faut casser la carte scolaire, reventiler les élèves, il faut y arriver".

P.B.