RMC

Boudjellal à Bartolone: "Votre référendum du PS, les Français n'en ont rien à cirer"

Claude Bartolone, était l'invité des Grandes Gueules ce lundi sur RMC. Candidat PS aux régionales en Ile-de-France, il a été vivement interpellé par la grande gueule Mourad Boudjellal, qui reproche aux politiques de faire des programmes pour être élu mais pas pour résoudre les problèmes des Français.

Alors que Claude Bartolone se réjouissait ce lundi dans les Grandes Gueules de ce qu'il considère comme un succès pour le référendum du Parti socialiste sur l'union de la gauche, ce week-end, la grande gueule Mourad Boudjellal lui a rétorqué un cinglant : "Les Français n'en ont rien à cirer". Selon le président du Rugby Club de Toulon, les Français veulent avant tout "qu'on leur propose des solutions concrètes, alors qu'il y a 6 millions de chômeurs".

"Marre que les politiques ne se posent pas les vrais questions"

"Les Français en ont marre que les politiques ne se posent pas les vrais questions quand ils font un programme, mais se posent simplement la question de savoir si cela va être bien perçu par les électeurs pour pouvoir être élu. Les Français veulent que les politiques mettent la main dans le cambouis, c'est pour ça que le Front National monte", a déclaré Mourad Boudjellal.

"Le seul reproche que je nous fait…"

"La situation est plus compliquée", a répliqué Claude Bartolone. Le président de l'Assemblée nationale "n'a qu'un seul reproche" à faire au gouvernement socialiste. "C'est qu'à notre arrivée au pouvoir nous n'ayons pas eu l'occasion de dire aux électeurs : 'Attention, aujourd'hui il faut que nos entreprises aient de nouveau des marges pour investir et embaucher, il faut que nous ne laissions pas que de la dette aux générations qui viennent, et il faut qu'on tienne compte du pari fantastique que représente cette double transition écologique et énergétique'".

"Je comprends la violence ressentie par nos compatriotes"

Des solutions concrètes ? Pas si simple quand il faut du temps pour que les mesures se mettent en place, a rappelé Claude Bartolone, qui a reconnu toutefois que le temps du politique n'était pas celui du citoyen. "Par rapport aux difficultés économiques et sociales, quelque fois nous, politiques, sommes dans un temps long. Et je comprends la violence ressentie par nos compatriotes à qui ont dit 'ça va s'améliorer dans les 5 ou 6 ans', alors que leur horizon c'est le 15 du mois. Et croyez moi c'est quelque chose qui me taraude de voir cet écart entre le temps des décisions et la souffrance sociale".

Philippe Gril avec les GG