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Canicule à Marseille: Samia Ghali regrette le manque de "préparation" de la ville

Samia Ghali, sénatrice des Bouches-du-Rhône, déplore sur RMC le manque de préparation à Marseille concernant les épisodes de pollution à l'ozone alors que la préfecture a mis en place pour la première fois la circulation différenciée ce jeudi.

Canicule, chaleur étouffante, pollution... Pour la première fois, la circulation différenciée est mise en place jeudi à Marseille dans le cadre de l'épisode de pollution à l'ozone qui touche le département des Bouches-du-Rhône.

"Seuls les véhicules ayant une vignette Crit'Air de 1 à 3, les véhicules hybrides ou électriques (...) sont autorisés à circuler", a expliqué mercredi la préfecture dans un communiqué détaillant le dispositif.

Mais dans les faits, ce ne serait si simple que cela pour cette première. La sénatrice des Bouches-du-Rhône, Samia Ghali, regrette que la ville ne soit pas mieux préparée à ces épisodes de pollution qui interviennent toute l'année et pas qu'en période de canicule.

"Aujourd'hui, les policiers vont distribuer des tracts..."

"Moi je suis sortie ce matin je peux vous dire que j’ai vu aucun changement, il y autant de véhicules que d’habitude. Personne n’est au courant de comment ça fonctionne, comment on récupère une vignette etc..."
"Ce que je regrette c’est qu’on n’ait pas fait une préparation au plan canicule avant le début de l’épisode de canicule. Aujourd’hui, les policiers vont distribuer des tracts, alors qu’on aurait pu faire le travail en amont tout au long de l’année. Car les pics de pollution, on ne les a pas que l’été. Il faut qu’on soit préparés."

Pollution émanant des bateaux: "Ils n’ont aucune contrainte, aucune obligation, on ne leur demande rien..."

Interrogée sur la pollution émanant des bateaux qui touche les grands ports, Samia Ghali regrette la liberté qui leur est offerte sans limitation de vitesse ou de contraintes qui feraient que leur émanations de gazole seraient moins nocives pour l'atmosphère de la cité phocéenne.

"Ils n’ont aucune contrainte, aucune obligation, on ne leur demande rien. Et du coup on se retrouve avec des bateaux qui polluent plus que la voiture. C’est deux poids deux mesures mais surtout que pour la pollution des bateaux, c’est reconnu par l’Etat. Nicolas Hulot, avant de partir, a fait faire une enquête à ma demande sur la pollution du trafic portuaire, et je vous confirme que ça pollue énormément."
James Abbott