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Chatel sur RMC : «Cette rentrée scolaire c’est le grand bazar !»

Luc Chatel, vice-président de l'UMP et ancien ministre de l'Education.

Luc Chatel, vice-président de l'UMP et ancien ministre de l'Education. - -

Luc Chatel était l’invité des Grandes Gueules ce jeudi à 12h30 sur RMC. L’ancien ministre de l’Éducation a qualifié la rentrée scolaire de «grand bazar». Lui n'a pas appliqué la semaine de 4,5 jours dans sa commune de Chaumont.

Luc Chatel était l’invité des Grandes Gueules ce jeudi à 12h30 sur RMC. L’ancien ministre de l’Education sous la présidence de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui vice-président délégué de l’UMP, a sévèrement critiqué la façon dont s’est déroulée la rentrée scolaire. Alors que l’actuel ministre de l’Education, Vincent Peillon, s’est félicité d’une rentrée réussie, apaisée et différente des années Sarkozy, pour Luc Chatel, « la vérité c’est que cette rentrée c’est le grand bazar. Parce qu’avec cette affaire de rythmes scolaires, vous avez une commune sur quatre qui est passée à la semaine de quatre jours et demi, et les trois quarts qui n’y sont pas passées. Dans les communes qui sont passées à la semaine de 4,5 jours, il y a une inégalité de traitement entre les élèves. Pour des gens qui se disent égalitaires, comme M. Peillon, c’est hallucinant ! On favorise les inégalités entre les élèves, d’une ville à l’autre, d’une école à l’autre. Il y a des villes qui vont faire payer des animations, et puis ensuite on envoie la facture aux collectivités locales. Moi, à Chaumont (ville dont Luc Chatel est le maire, ndlr), j’ai décidé de ne pas mettre en œuvre la semaine de 4,5 jours cette année, parce que ça coûte deux points de fiscalité ».

« Il faut changer le statut des enseignants »

Luc Chatel a également regretté que la gauche enterre le projet d’autonomie des établissements, qui figurait dans le programme du candidat Sarkozy en 2012, et qui avait été testé dans plusieurs établissements. « Il y a deux moyens pour changer l’école en profondeur, de façon structurelle : premièrement, changer le statut des enseignants (régit par un décret de 1950), et deuxièmement, c’est l’autonomie des établissements scolaires, c’est-à-dire donner plus de manœuvre aux chefs d’établissements pour leur projet pédagogique, pour le recrutement de leurs enseignants ».

Philippe Gril