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Claire O'Petit à un employé d'abattoir: "Mais comment pouvez-vous faire ce métier?"

Les Grandes Gueules ont vivement réagi ce vendredi au scandale de l'abattoir d'Alès, mis au jour par une vidéo montrant des animaux maltraités. La Grande gueule Claire O'Petit s'est notamment interrogé sur la motivation des personnels d'abattoirs, ce qui a eu le don d'agacer Jacques Maillot.

Des animaux encore vivants au moment de la découpe, des bovins ou des moutons saignés encore conscients, des porcs entassés dans une cage plongée dans une fosse pour y être asphyxiés au CO2, un cheval frappé avec un aiguillon électrique… Les images tournés clandestinement dans les locaux de l'abattoir d'Alès (Gard) et diffusées cette semaine ont choqué et conduit à sa fermeture et à l'ouverture d'une enquête préliminaire pour cruauté et mauvais traitements sur animaux. Ces images ont en tout cas beaucoup fait parler les Grandes Gueules ce vendredi.

"Dans mon abattoir, il n'y avait rien à se reprocher"

Les GG ont d'abord écouté le témoignage de Sébastien, qui a travaillé dans un abattoir de cochon, dans les Deux-Sèvres. S'il reconnaît que "tous les abattoirs ne sont pas conformes", il assure : "Dans mon abattoir, en aucun cas je n'ai vu des situations aussi graves (qu'à Alès). Il n'y avait rien à se reprocher. Les bêtes étaient électrocutées mais on faisait en sorte de les stresser au minimum avant". Sébastien est persuadé qu'il n'aurait "pas accepté ce travail dans ces conditions". "D'ailleurs dans l'abattoir où je travaillais, je suis allé voir dans la triperie, là où les conditions sont les plus difficiles notamment en raison de l'odeur, et je garantis que le travail était bien fait. Tous les abattoirs ne sont pas comme celui d'Alès".

"Arrêtons de culpabiliser ceux qui travaillent dans les abattoirs"

Joris, responsable d'abattoir en Dordogne, est lui aussi intervenu sur RMC pour dire qu'Alès est un cas particulier. Mais il n'a pas convaincu la grande gueule Claire O'Petit qui lui a demandé comment il pouvait travailler dans un abattoir. "Je me demande comment vous arrivez à vous lever tous les matins pour faire ce travail, et comment vous arrivez à le supporter ?". "Ayez le courage de condamner vos collègues", a-t-elle exhorté. Une question qui a eu le don d'agacer Jacques Maillot. "Arrêtons de culpabiliser tous les gens qui travaillent dans les abattoirs. On est dans un pays où il y a 6 millions de chômeurs, on ne va pas leur demander de démissionner. Attention à l'extrémisme", s'est-il emporté.