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Conférence de Carlos Ghosn: "Il nous a presque décrit une prise d'otages!"

Ce jeudi, les GG débriefaient la conférence de Carlos Ghosn qui a eu lieu mercredi à Beyrouth. L'ancien patron de Renault a notamment dénoncé le système judiciaire japonais.

L'ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn a dénoncé mercredi un "coup monté" contre lui et s'est dit décidé à "laver son honneur", lors de sa première apparition publique à Beyrouth depuis sa fuite rocambolesque du Japon, où il est accusé de malversations financières.

Devant un parterre de quelque 150 journalistes méticuleusement choisis par son équipe de communication, le capitaine d'industrie déchu, théâtral et doigt accusateur, l'a proclamé: "présumé coupable" par le système judiciaire japonais, il n'avait "d'autre choix" que de fuir face à des accusations "sans fondements". "J'étais otage" au Japon, a-t-il ajouté, arguant de son "innocence".

"Pendant 20 ans, le système judiciaire japonais ne l'a pas du tout intéressé"

Un "show" qui n'a pas été du goût de la GG Barbara Lefebvre: "M. Ghosn a vécu pratiquement 20 ans au Japon. Pendant 20 ans, le système judiciaire japonais ne l'a pas du tout intéressé. A partir du moment où ça l'a concerné, il nous a décrit un pays injuste. Il nous a presque décrit une prise d'otages!"

"Il n'avait qu'à pas accepter d'être le patron d'une grande industrie japonaise. Mais il dit qu'il déconseille d'aller au Japon. Il n'empêche que même si certainement il y a dû y avoir une manipulation politique pour se débarrasser de lui parce que Nissan et le gouvernement ne voulait pas d'une fusion avec Renault, ça ne veut pas dire que que Carlos Ghosn n'a pas commis un certain nombre de faits", a-t-elle encore jugé.

P.B.