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Confinement: pour Frédéric Beigbeder, "ne supprimons pas toute notre civilisation pour une pneumonie"

Ce mardi dans les "Grandes Gueules", l’écrivain et réalisateur Frédéric Beigbeder a raconté son confinement. L'auteur a livré une analyse très personnelle de la situation actuelle.

Comme à son habitude, Frédéric Beigbeder ne mâche pas ses mots. Et en cette période de confinement, l’écrivain a livré une analyse peu conventionnelle aux "Grandes Gueules".

Une privation de liberté, que l’auteur de "L'homme qui pleure de rire" (Ed. Grasset) a beaucoup de mal à vivre et surtout, à comprendre.

"Je ne comprends pas cette soumission des citoyens qui ont obéit de manière aussi docile"

Confiné avec ses trois enfants: une fille de 20 ans "en train de devenir dingue parce qu’on lui vole sa jeunesse", un bébé d’un an et une fille de 4 ans, qui "exigent une attention constante". L’écrivain l’affirme, il a "hâte qu’on nous rende notre liberté".

"Je ne comprends pas cette soumission des citoyens qui ont obéit de manière aussi docile (…) cette trouille nous empêche de vivre. On l’a fait pendant deux mois, c’était très utile, on a sauvé plein de vies mais maintenant c’est plus qu’au Moyen-Âge. A cette époque, c’était 40 jours, on en est à 50. Il faut exiger de récupérer toutes nos libertés le plus tôt possible".

Frédéric Beigbeder va même plus loin dans la critique du confinement. Pour lui, "le prix à payer est trop cher pour cette maladie".

Des propos qui "n’engagent que lui", précise-t-il en poursuivant son argumentation: "Quand des terroristes ont descendu tout le monde au Bataclan et ont attaqué les terrasses des cafés, on a continué à vivre comme avant, on n’a pas arrêté d’aller aux terrasses des cafés. Un virus obtient plus de résultats que des terroristes assassins".

"Vous ne trouvez pas que c’est un peu cher payé pour une pneumonie?"

Une comparaison entre la situation sanitaire actuelle et le terrorisme qui peut paraître douteuse mais dont le but, selon l’écrivain, est de lancer un appel aux citoyens, à "exiger leur liberté". 

"C’est la fin de la culture, du cinéma, des concerts, du théâtre, du football, du rugby, des festivals, de la fête, des bars, des terrasses, des discothèques… Vous ne trouvez pas que c’est un peu cher payé pour une pneumonie?, affirme ce fêtard invétéré. Ne supprimons pas toute notre civilisation pour une pneumonie. Mettons plutôt en balance la lutte contre cette maladie et en face, la sauvegarde de notre culture et de notre art de vivre". 
Les Grandes Gueules (avec C.P.)