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Covid-19: faut-il vacciner les actifs pour accélérer le retour à la vie normale?

La vaccination avance en France mais l'Institut Pasteur craint qu'il ne faille revoir à la hausse la part de population vaccinée avant le retour d'une vie normale.

Alors que seuls 14% des Français ont reçu une première dose de vaccin et près de 5% les deux injections, l'Institut Pasteur estime qu'il faudrait avoir vacciné 90% de la population pour revenir à une situation normale. Ainsi, il faudrait qu'au 1er septembre 2021, 90% des plus de 65 ans et 70% des 18-64 ans, soit 59% de l'ensemble de la population, soient vaccinés pour permettre la fin des mesures sanitaires. Mais un second scénario, imaginant l'arrivée d'un variant encore plus contagieux, il faudrait avoir vacciné 90% des adultes pour permettre le retour à une vie normale.

"Mon moral est dans les chaussettes. Au bout d’un an je suis bien atteinte. En tant qu’entrepreneur c’est très difficile de me projeter. Porter le masque ça ne me dérange pas mais rester dans cet état, ce n’est plus vivable", a déploré ce jeudi sur le plateau des "Grandes Gueules", Joëlle Dago-Serry qui plaide pour une nouvelle stratégie de vaccination, alors que la quasi-totalité des populations des Ehpad et des plus de 75 ans, les plus à risque, sont vaccinées.

"La vaccination telle qu’on la conçoit actuellement ce n’est pas suffisant. Je réclame moi qu’on vaccine les personnes qui se déplacent et travaillent, je réclame une nouvelle stratégie vaccinale", assure-t-elle. Car vacciner la population active, qui se déplace et se rend sur un lieu de travail, permettrait de casser les chaînes de transmission en empêchant une population plus amène de transmettre le Covid-19 de le faire.

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"Je veux absolument avoir ma dose de Moderna, de Pfizer dans le bras!"

"Une vie normale en septembre au rythme où on va non ! La vie normale ce sera en avril 2022 et pas avant et d’ici là il y aura d’autres variants. Si on tourne à 200-300.000 avec la super accélération qui arrive, on n’y est pas. Donc il y a un problème d’approvisionnement et de stratégie", déplore de son côté l'enseignante Barbara Lefebvre.

"On veut réellement qu’on nous ouvre la vaccination. Je cherche des doses, je veux absolument avoir ma dose de Moderna, de Pfizer dans le bras!", appelle-t-elle désespérée.

Et sans pour autant changer la stratégie vaccinale, il suffirait croit-elle savoir, d'élargir l'éligibilité à la vaccination, alors que de nombreux créneaux pour se faire injecter une dose de Moderna ne trouvent pas preneur au sein des vaccinodromes.

Au grand dam de certains, non-prioritaires, mais déterminés à se faire vacciner.

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Guillaume Dussourt