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Covid-19: "Vivre jusqu’à 120 ans enfermé dans mon salon à regarder Netflix, ça ne m'intéresse pas!"

Le ministre de la Santé, Olivier Véran va prendre la parole ce jeudi pour donner quelques précisions sur le virus. Par contre, durant son discours mercredi soir, le chef de l'Etat a déjà donné le ton. Selon lui, le "virus circule trop vite" et il faut "aller vers plus de restrictions". Plusieurs villes de l'Hexagone devraient donc passer en zone d'alerte maximale et voir des mesures strictes mises en vigueur.

Après Marseille, Paris et sa petite couronne, ou encore Lille quelles villes vont basculer en alerte maximale dans les prochains jours. Selon Emmanuel Macron qui s’est exprimé sur TF1 et France 2, "dans les endroits où ça circule trop vite, en particulier où ça circule beaucoup chez les personnes âgées, qui sont les plus vulnérables, et où on voit de plus en plus de lits occupés aux urgences, on doit aller vers plus de restrictions”. 

Alors que le ministre de la Santé, Olivier Véran, doit faire son point hebdomadaire ce jeudi à 18 heures, plusieurs villes s’attendent à basculer dans un niveau plus avancé de l’épidémie. C’est notamment le cas pour Lyon, Grenoble ou encore Saint-Etienne. 

“Il faut attendre la déclaration du ministre, mais les indicateurs dont je dispose, ceux du CHU et de l'ARS, montrent une évolution très négative depuis la semaine dernière. La situation s'est aggravée. Nous avons 20% d'hospitalisation en plus (...). J'avoue ne pas être très optimiste à la déclaration de ce soir", a indiqué au micro d’Europe 1 le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau. 

Vers une fermeture des bars à Lyon et Saint-Etienne?

Si ces villes passent en alerte maximale, cela engendrera forcément un renforcement des mesures restrictives. Une situation qui ne supporte plus Sébastien, professeur d’EPS en Haute-Garonne. 

“Moi, je vais continuer à vivre comme avant, parce que j’en ai marre. Ce n’est pas que les gens n’ont pas compris, c’est qu’ils ont fait des choix. Que ce soit consciemment ou inconsciemment, les gens ont fait le choix de recommencer à vivre. Pourquoi ? Parce que moi la vie de merde qu’on nous propose là, je ne l’accepte plus. Moi, je préfère mourir à 60 ou 65 ans en ayant vécu. Vivre jusqu’à 120 ans enfermé dans mon salon à regarder Netflix, sans voir ni ami ni famille, ça ne m'intéresse pas”, assure-t-il. 

Si ces villes devaient passer en alerte maximale, les bars seraient probablement fermés comme ils l’ont été à Paris ou Marseille notamment. 

Guillaume Descours