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Délinquance: "il faut parler de zones où la police n'a plus les moyens d'entrer" réclame un syndicat policier

Sur l’année 2016, les agressions et les cambriolages ont progressé en France. Invité des Grandes Gueules, Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité-SGP Police FO affirme que les effectifs sont trop occupés par la crise terroriste.

L’insécurité du quotidien progresse, selon le rapport annuel "InterStats". Les transports en commun, les restaurants et les commerces deviennent des lieux d’agression. Un sentiment d’insécurité particulièrement présent à Paris et en Ile-de-France. Toutes les deux minutes, un appartement est cambriolé tandis que le rapport précise que "les violences physiques commises sur les personnes de plus de quinze ans continuent leur progression entamée en 2013". Pour Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité-SGP Police FO, les forces de l'ordre sont impuissantes dans les quartiers sensibles depuis les attaques terroristes. 

"On ne peut pas être partout, comment voulez-vous aujourd’hui? Il faut reconnaître que Bernard Cazeneuve et François Hollande ont mis des moyens pour renforcer les effectifs de police, mais nous étions confrontés concomitamment à la crise terroriste. Donc dire aujourd’hui que nous sommes assez, non, bien évidement. On a abandonné le terrain dans des quartiers, ça c’est une vérité absolue. Il faut parler aujourd’hui des zones de non-droit, des zones où la police n’a plus les moyens d’entrer."

Les Grandes Gueules avec A. Benyahia