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Démission de Taubira: "Une certaine pluralité de la gauche disparaît", estime Jérôme Guedj

Christiane Taubira rejoint Benoît Hamon (à gauche) et Arnaud Montebourg dans le club des ex-membres du gouvernement de François Hollande.

Christiane Taubira rejoint Benoît Hamon (à gauche) et Arnaud Montebourg dans le club des ex-membres du gouvernement de François Hollande. - JP. Muller - AFP

Jérôme Guedj, membre du bureau national du PS, a regretté ce mercredi dans les Grandes Gueules sur RMC, la démission de Christiane Taubira, qui marque selon lui la fin de la pluralité au gouvernement.

Avec la démission ce mercredi de Christiane Taubira de son poste de ministre de la Justice, "c'est une certaine idée de la gauche dans sa diversité, dans sa pluralité, qui disparaît de l'équilibre gouvernemental", estime Jérôme Guedj. Membre du bureau national du PS, le "frondeur" a réagi dans les Grandes Gueules, juste après l'annonce de la démission de celle qui était l'icône de gauche du gouvernement.

"Jusqu'au bout Taubira a essayé de peser"

Ce qu'il qualifie "d'évènement politique", est selon lui la dernière pierre d'une "forme de réduction depuis 2012 des différentes sensibilités de gauche au sein du gouvernement". "On n'a plus tous ceux qui ont connu la victoire de François Hollande en 2012 dans toute leur diversité. Les Verts sont partis, de même que ceux qui représentaient une certaine sensibilité du PS : Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti", qui avaient démissionné en août 2014.

"Jusqu'au bout Christiane Taubira a essayé de peser, en réaffirmant son opposition à l'inscription dans la constitution de la déchéance de nationalité", explique Jérôme Guedj. Mais "à un moment si on ne veut pas produire du compromis, alors en effet ce n'est plus possible de maintenir (dans le gouvernement) des gens qui ne pensent pas la même chose (que vous)".

Une candidature en 2017 entre Hollande et Mélenchon?

Christiane Taubira, Aurélie Filippetti, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg… Et si ces personnalités de gauche se retrouvaient ensemble pour mener une candidature à la présidentielle ? "Ça fait partie des scénarios possibles", juge Jérôme Guedj. "A-t-il été envisagé ? A ma connaissance, non", répond celui qui se dit "favorable au débat à gauche", donc à une primaire pour 2017.

"Moi, je souhaite que la gauche soit présente au second tour de la présidentielle et la gagne. Malheureusement, on réduit tout ce qui peut rassembler la gauche au 1er tour et on crée les conditions pour que d'autres aient des velléités d'y aller. Si François Hollande se présente et qu'en plus de Jean-Luc Mélenchon, il y a un autre candidat issu de la gauche, c'est la certitude qu'il n'y aura pas de gauche présente au second tour", anticipe-t-il.

Philippe Gril avec les GG