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Députés au bord du burn-out: "Mais ils n'ont pas honte?"

Ce mardi, le président de l'Assemblée nationale François de Rugy a déploré la cadence de travail des députés. Certains travaillent jusqu'à 80 heures par semaine, ce qui pourrait nuire au travail législatif.

Députés surchargés, au bord du burn-out. Mardi sur Europe 1, le président de l'Assemblée nationale François de Rugy a alerté sur le rythme de travail de certains députés qui feraient jusqu'à 80 heures par semaine.

Après le projet de loi asile-immigration achevé un dimanche soir après 7 jours et nuits de débat ininterrompus fin avril, les discussions sur les vastes textes touchant l'agriculture puis le logement (en cours) ont contraint les élus à siéger deux week-ends d'affilée. Droite comme gauche protestent face à un exécutif qui a promis un rythme "dense jusqu'au bout" pour la "transformation" de la France.

"C'est hallucinant"

Pour Zohra Bitan, ces plaintes n'ont pas lieu d'être: "Quand on voit ces députés, c'est de l'indécence à l'indignité. C'est hallucinant. Les types on les voit sur les plateaux télé, ils expliquent qu'ils sont dans leurs circonscriptions, ils sont un peu partout, ils se plaignent de travailler pour une indemnité. Il ne faut pas oublier qu'ils sont au service de la France, ils travaillent pour le bien commun. Je voudrais bien que l'on m'explique ce que fait un entrepreneur, un artisan, un agriculteur, un chirurgien une caissière, quels sont leurs rythmes de travail? Ces gens-là devraient se taire".

Pour la GG, ce rythme est tout à fait tenable: "Ils ne vont pas mourir. Quand ils expliquaient pendant des heures qu'ils pouvaient être député-maire ou sénateur-maire et qu'ils ont tenu jusqu'au bout pour faire les deux en disant qu'il n'y avait pas de problème. Et là ils t'expliquent qu'être député à 6.000 ou 7.000 balles, ils ne peuvent pas. Ils n'ont pas honte?"

P.B.