RMC

Des boîtes de nuit qui commencent à rouvrir en jouant avec la loi? "C'est affolant"

Certains établissements nocturnes semblent s'adapter aux règles en vigueur et transforment leur boîtes de nuit en bars-restaurants pour pouvoir ouvrir.

Les discothèques ne sont, en théorie, toujours pas autorisées à rouvrir depuis le déconfinement. Si les bars et restaurants bénéficient de dérogations, certaines boîtes de nuit tentent de contourner la loi en adaptant leurs établissements nocturnes aux mesures sanitaires en vigueur. Serveurs masqués, nourriture à table... Des transformations que l'on peut observer, notamment à Paris, sur les réseaux sociaux, où les images de fête posent question.

En effet, difficile de voir la différence avec "le monde d'avant". Clients non-musique, danse... Certains propriétaires se sont défendus de toute ouverture "clandestine" et assurent que des aménagements administratifs ont été faits pour permettre à leurs établissements d'ouvrir leurs portes.

Une mue de la "boîte de nuit" en "bar-restaurant" sans piste de danse, sans bar et uniquement sur réservation, est-ce légal ? Le Parisien explique que la préfecture multiplie les contrôles. L'adjoint à la maire de Paris en charge de la vie nocturne Frédéric Hocquard explique au quotidien que "si des boîtes utilisent le changement de catégorie juste pour contourner les règles, ce n'est pas acceptable".

L'avis des GG : "C’est un lieu clos, les gens ne sont pas masqués, et là tu peux effectivement avoir une contamination de masse"

Jérôme Marty (médecin généraliste): "C’est affolant. Je ne veux pas être le père moralisateur mais c’est un lieu clos, les gens ne sont pas masqués, et là tu peux effectivement avoir une contamination de masse. Les patrons de boîte de nuit vivent un drame économique épouvantable, ils font partie des professions qui n’ont quasiment pas repris depuis le déconfinement. Mais les boîtes de nuit en plein air on pourrait l’autoriser. Mais là, ils s’arrangent avec la loi et ça peut créer une accélération de la diffusion de l’épidémie et ça ce n’est pas concevable aujourd’hui avec les personnes à risque."

Elina Dumont (intervenante sociale): "Je comprends, ça ne m'étonne pas vu qu’on sait qu’il y a des boîtes à partouzes qui ont rouvert"

Zohra Bitan (cadre dans la fonction publique): "C’est extrêmement compliqué entre le confinement auquel les jeunes se sont pas mal pliés et aujourd’hui ça devrait continuer pour eux ? C’est compliqué de tenir les jeunes entre 18 et 40 ans."

J.A.