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Des Molenbeek en France? "Ce qui compte c'est de savoir comment on en est arrivé là"

D'après le ministre de la Ville, une centaine de quartiers français seraient similaires à Molenbeek. Un débat qui agace Jean-François Copé qui a préféré ce mardi sur RMC s'interroger sur l'origine des radicalisations.

Y-a-t-il des Molenbeek en France? Jean-François Copé "trouve ce débat absurde".

"C'est typiquement français de se poser des questions en ces termes. Ce qui compte, ce n'est pas de savoir s'il y a des Molenbeek, c'est de savoir comment on en est arrivé dans la situation dans laquelle un certain nombre de jeunes, nés dans un pays européen, se retrouvent complètement pris en main au point de devenir des barbares", a-t-il déploré dans les Grandes Gueules sur RMC.

L'ancien président de l'UMP regrette la place que prend ce débat. "C'est comme la déchéance de nationalité, on va passer 4 mois pour savoir s'il y a des Molenbeek. Oui il y a des quartiers, il y a des immeubles dans des villes où on n'a pas pris des mesures de précaution", estime-t-il. 

"J'en ai pris plein la tête"

Face à une montée de la radicalisation dans ces quartiers, Jean-François Copé dénonce "l'angélisme d'une certaine bien-pensance". "Je le dis d'autant plus que quand j'ai mené le combat contre la burqa j'en ai pris plein la tête", explique-t-il.

Le maire de Meaux est également revenu sur l'épisode du "pain au chocolat" et la polémique qui avait suivi.

"Il fallait raconter cette histoire, l'image était forte et mon erreur c'est que j'aurais dû proposer une solution", reconnaît Jean-François Copé qui regrette toutefois que ces débats ne puissent pas être avancés sereinement à cause du "politiquement correct". 

Désormais candidat à la primaire de son parti pour l'élection présidentielle, Jean-François Copé explique vouloir contrer la "crise de commandement" que subit la France "chacun s'improvise pour faire le boulot de l'autre", poursuit-il. Alors pourquoi Jean-François Copé ferait-il exception? lui demande-t-on.

"Souvent à droite quand on est élu, le lendemain on essaie de séduire ceux qui n'ont pas voté pour nous. Je préfère qu'on soit carré sur ce qu'on veut faire dans les mesures qu'on prend", répond-t-il.

"Le slogan que j'ai choisi c'est 'on ne recule plus', voyant mes aînés lorsqu'ils ont été aux responsabilités reculer plutôt que de réparer les erreurs de la gauche. On a calé parce qu'on avait peur de la bien-pensance". 

C. B avec les GG