RMC

Détenus radicalisés sortants de prison: "Ils vont être surveillés"

Lors d'une interview à BFMTV, le procureur de Paris François Molins a assuré que les détenus radicalisés qui allaient sortir de prison en 2018 et 2019 constituaient un "risque majeur".

Les détenus radicalisés qui s'apprêtent à sortir de prison après avoir exécuté leur peine constituent "un risque majeur", a relevé lundi le procureur de Paris François Molins, appelant à une meilleure communication entre les services pour prévenir la récidive.

Selon François Molins, une vingtaine d'entre eux vont être libérés en 2018 et une vingtaine en 2019, a-t-il dit à BFMTV. "On court un risque majeur qui est celui de voir sortir de prison à l'issue de leur peine des gens qui ne seront pas du tout repentis, qui risque même d'être encore plus endurcis compte tenu de leur séjour en prison", a-t-il relevé.

"Pas de sorties sèches"

Invité ce mardi sur RMC, l'avocat et président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure Thibault de Montbrial a précisé le dispositif qui sera mis en place:

"Les services ont travaillé avec la justice et ce qui est prévu c'est qu'il n'y aura pas de sorties sèches. Ils vont être surveillés et vont rentrer dans le vivier des gens à surveiller en fonction de leur dangerosité estimée. Après on retourne au problème global: nos services de renseignement ont un nombre de personnes à surveiller qui est considérable, plus de 10.000, et que ça va ajouter quelques unités et pas n'importe lesquelles. Ces détenus sont des combattant aguerris, ce sont des gens qui ont été faire la guerre en Irak et en Syrie et qui ont été condamnés pour des séjours sur zone entre 2011 et 2015".

Actuellement, plus de 1.200 personnes écrouées pour des faits de droit commun sont radicalisées tandis que plus de 500 sont en prison pour terrorisme.

P.B.