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Dupond-Moretti chez les GG : « Les propos de Valls, un vrai dérapage »

Eric Dupont-Moretti, était l'invité des GG lundi de 12h30 à 13h.

Eric Dupont-Moretti, était l'invité des GG lundi de 12h30 à 13h. - -

L’avocat pénaliste Eric Dupond-Moretti était l’invité des Grandes Gueules lundi de 12h30 à 13h. Il s’en est pris à Manuel Valls qualifiant ses propos de scandaleux, « autrefois réservés à Jean-Marie Le Pen »

L'avocat Eric Dupond-Moretti était invité dans les Grandes Gueules lundi 30 septembre. Au cours de son interview, interrogé sur la question Roms et les propos de Manuel Valls (pour qui les Roms ont vocation à rester dans leur pays - ndlr), l'avocat n'a pas été tendre avec le ministre de l'Intérieur. « C’est un scandale de parler comme ça », a -t-il tout d'abord répondu à la question d'Alain Marschall avant d'enchainer : « Bien sûr » qu’il met en danger le pacte républicain.

« Des propos autrefois réservés à Jean-Marie Le Pen »

N'étant pas avare, Eric Dupond-Moretti a étayé ses propos au sujet de la phrase du ministre de l'Intérieur expliquant que cette phrase sortait d'habitude de la bouche des frontistes. « Autrefois ces propos étaient réservés à Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du parti de sa fille, il n’y a que lui qui s’autorisait cela. Maintenant, on est dans la banalisation de ces propos », s'est indigné le pénaliste.
L'avocat a ensuite fait une démonstation : « Prenons quelques exemples, ceux de Valls : "une population (les Roms- ndlr) ne veut pas s’intégrer". Mais parlons de nos gitans. Vous en connaissez beaucoup qui sont devenus journalistes, flics enseignants ou avocats et qui ont fait des études supérieures ? Il y a une petite qui sort un bouquin en ce moment et qui est à la Sorbonne. Ce n’est pas elle qui va voler votre portefeuille. Si ces gens-là volent, c’est qu’ils sont dans la misère ».

« Dans la bouche des politiques, c'est grave »

« Au café du commerce, a encore expliqué l'avocat, on entend des propos de cette nature. Moi, je ne les accepte pas et quand ils sortent de la bouche des politiques, c’est grave. Quand Zemmour dit qu’il y a 70% d’arabes en prison, c’est vrai. Mais s’il le livre brut ce chiffre, ça génère quoi ? Comment allez vous regarder les autres musulmans ? En réalité, là aussi il y a une explication sociologique à livrer. Par exemple, avant les arabes, c’étaient les Italiens qui étaient stigmatisés dans la délinquance. Ce que dit Manuel Valls, c’est grave. C’est un vrai dérapage. Que la gauche puisse s’affranchir de cette prudence-là, ça me chagrine ».

La rédaction