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Education: "Je propose une réforme qui met fin au collège unique", dit Bruno Le Maire

Bruno Le Maire et 89 députés UMP et UDI demandent à François Hollande, le retrait de la réforme du collège. Bruno Le Maire réagissait ce mercredi chez les GG: pour lui, la réforme "ne va pas dans le bon sens".

Dans une lettre à François Hollande, Bruno Le Maire et 89 députés UMP et UDI demandent le retrait de la réforme du collège. Les signataires dénoncent "une majorité de gauche qui propose de couper la langue française de ses racines en réduisant l'enseignement du latin à de simples notions de civilisation".

Bruno Le Maire a réagi ce mercredi chez les Grandes Gueules: "On oublie le latin, on oublie l'allemand, on oublie les grandes dates de l'histoire de France et on va vers de vastes panoramas, vers des apprentissages qui me semblent moins essentiels comme l'environnement ou la sécurité routière".

Le député UMP dit vouloir développer les enseignements techniques: "Il vaudrait mieux valoriser la voie professionnelle dès la 6e. On ferait mieux de développer des formations de tourneur, de fraiseur, de maçons, des métiers de bouche et de service. Il faut revaloriser l'intelligence de la main. Il faudrait pouvoir dire à ceux qui sont doués de leurs mains dès la 6e, que c'est un atout formidable".

"Je préfère que nos enfants maîtrisent d'abord bien le français"

Et selon lui, la maîtrise du français devrait être une priorité absolue: "Est-ce qu'on a besoin d'apprendre une deuxième langue vivante dès la 5e? Je n'en suis pas certain, je préfère que nos enfants maîtrisent d'abord bien le français puis une langue étrangère, ce serait formidable, si on arrivait à cela. Quand des gamins arrivent au collège en maîtrisant 500 mots de vocabulaire, je pense que ça met en péril la nation".

"Avec cette réforme, votre majorité abandonne l'excellence républicaine et choisit le nivellement par le bas", déplorent les signataires, parmi lesquels figurent, outre Bruno Le Maire, plusieurs parlementaires importants de la droite et du centre: Hervé Morin, Patrick Balkany, Bernard Debré, Isabelle Le Callennec, Marc Le Fur, Eric Woerth et François Sauvadet.

Le numéro un du PS, Jean-Christophe Cambadélis a exclu le retrait de cette réforme accusant les signataires d'"immobilisme".