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Emission politique sur France 2: "quatre candidats ont joué les divas", lance François Asselineau

France 2 organise ce jeudi la dernière émission politique rassemblant les onze candidats avant le premier tour de l’élection présidentielle. Pas de débat au programme mais une succession d’entretiens individuels, ce qui déplaît fortement a l’invité des Grandes Gueules François Asselineau, candidat à la présidence de la République.

Ils seront bien onze mais jamais ensemble. Ce jeudi soir, France 2 organise la dernière émission politique rassemblant tous les candidats à la présidentielle. La direction de France Télévision et les représentants des onze candidats se sont mis d’accord sur un format plus complexe qu'un simple débat. Ils se succéderont, les uns après les autres, pendant 15 minutes d’entretien individuel. Un nouveau format qui ne plaît pas du tout à François Asselineau, candidat à la présidentielle, qui estime que les favoris des sondages sont craintifs. 

"Ce n’est pas de la faute de France 2, c’est juste qu’il y a trois, quatre candidats qui ont joué les divas, ce sont les aristocrates des sondages. Monsieur Mélenchon a considéré que les autres, c’étaient la plèbe, et qu’il ne fallait pas qu’il parle avec eux. Il craignait sans doute ce qui s’est passé le 4 avril lors du débat avec les onze candidats, que les Français découvrent que les 6 candidats écartés par TF1 avaient des choses à dire. Ce qui est intéressant dans un débat ce n’est pas seulement le fond du programme, c’est de comparer les personnalités. Les Français avaient pu se faire une idée sur la connaissance des dossiers, l’opiniâtreté, la capacité de répartie, le sang-froid. C’est ça que ne veulent pas les prétendus grands candidats".

L’invité des Grandes Gueules critique ensuite les sondages qu’il juge falsifiés, et s’étonne du score d’Emmanuel Macron. "Les candidats veulent rester à l’abri de sondages falsifiés pour être sûr de ne pas être confrontés aux autres candidats. Quand je vois les sondages, ça me fait vraiment rigoler. Nous avons rassemblé 1% des suffrages aux régionales de 2015, alors qu’il y avait beaucoup plus de candidatures et que j’étais inconnu. Entre temps nous avons multiplié nos adhérents par plus de trois. Hier (mercredi ndlr) j’étais à Nantes et il y avait plus de 900 personnes dans la salle, au point de refuser du monde, donc je suis sous-estimé. Quand je vois que Monsieur Macron est à 25% alors qu’il annule ses meetings les uns après les autres, je me dis qu’il y a quelque chose qui cloche dans les sondages".

Les Grandes Gueules avec A. B.