RMC

Emploi et nouvelles technologies: "Le métier d'expert-comptable va disparaître"

Les nouvelles technologies ne vont pas détruire l'emploi. C'est la thèse du livre de l'économiste Nicolas Bouzou, Le travail est l'avenir de l'homme. Il était invité ce jeudi chez les Grandes Gueules.

Non, les robots ne vont pas tuer le travail. C'est ce qu'affirme l'économiste Nicolas Bouzou dans son dernier livre Le travail est l'avenir de l'homme.

Invité chez les GG, Nicolas Bouzou estime plutôt que le travail est en pleine mutation: "A chaque vague de progrès technologique, il y a cette peur vis-à-vis du travail. La technologie détruit des emplois, bien sûr. Mais si on fait de bonnes réformes, il y a des millions d'emplois à créer".

Selon l'économiste, les "métiers en haut et en bas de l'échelle sociale ne sont pas menacés": "On ne va pas remplacer un cuisinier ou un serveur de restaurant. Ni un ingénieur très qualifié. Les métiers menacés ce sont les métiers du milieu. Le métier d'expert-comptable va disparaître parce que pour une intelligence artificielle, c'est très facile de faire de l'expertise comptable. En revanche, c'est très difficile pour un robot de vous apporter votre assiette au restaurant et d'être aimable. Les métiers de service et les métiers créatifs sont protégés. Les métiers de relations sociales aussi", affirme-t-il.

"On manque de spécialistes en cybersécurité"

Alors quels seront les métiers de demain? "Cet été par exemple il y a eu des cyber-attaques extrêmement violentes, et il va y en avoir de plus en plus. Et on manque de spécialistes de cyber-attaques. L'Etat chinois fait travailler 300.000 spécialistes dans la cybersécurité. En France il n'y en a que quelques centaines. Il faut donc former les gens. Autre exemple: il y a aujourd'hui une révolution dans le domaine de l'économie spatiale avec les nanosatellites. On envoie plein de nanosatellites en orbite, on manque de compétences et de métiers. Il va falloir créer l'équivalent de contrôleur aérien dans le domaine spatial. Dans le domaine de la santé aussi", croit savoir Nicolas Bouzou.

P.B.