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Femmes jihadistes: "Il n'y a pas de profil type mais il y a un point commun"

Co-auteur d'une enquête sur les femmes djihadistes parties en Syrie, Céline Martelet dévoile le point commun entre toutes celles qui ont rejoint Daesh en Syrie et en Irak.

Invitée des GG, Céline Martelet, co-auteur d'un livre sur le cas des femmes jihadistes, et journaliste chez RMC, explique que s'il n'y a pas de profil type chez ces femmes, elles ont souvent un point commun:

"Il n’y a pas de profil type, par contre il y a un point commun, une cassure dans leur vie. Pour les garçons, on dit beaucoup que c’est la délinquance etc, pour les filles c’est surtout l’absence d’un père et des mamans, parfois étouffantes avec leur fille. Pour beaucoup il y a également de l’abus sexuel", assure-t-elle.

"Je ne suis pas victime je suis partie"

Céline Martelet ajoute que les femmes jihadistes n'ont dans un premier temps pas pu combattre: "Jusqu'à très récemment, les femmes n'avaient pas le droit de combattre. Elles n'ont pas été envoyées dans des camps d'entraînement". Cependant elles ont formé un temps une brigade spéciale chargée de faire respecter la charia.

"Il y avait une brigade de femmes chargée d’appliquer la charia dans les rues de Raqqa et de Mossoul, mais cette brigade féminine était trop violente aux yeux des hommes, donc elle a été dissoute", explique la journaliste sur RMC.

Les témoins entendus par Céline Martelet ont toutes le même discours, assurant être partis en connaissance de cause, expliquant ne pas être victimes: "Elles disent toutes 'je ne suis pas victime je suis partie'", conclu-t-elle.

Les GG (avec G.D.)