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Florian Philippot sur la Grèce: "Cet accord est épouvantable"

Le vice-président du Front national a vivement critiqué ce lundi dans les Grandes Gueules l'accord européen qui permet à la Grèce de rester dans la zone euro, au prix de nouvelles mesures d'austérité.

Florian Philippot, vice-président du FN, a dit tout le mal qu'il pensait de l'accord qui a été trouvé ce lundi à Bruxelles pour maintenir la Grèce dans la zone euro. Invité dans les Grandes gueules, il a dénoncé "un accord épouvantable". "C'est la continuité de tout ce qui n'a pas marché ces dernières années". Premier perdant de cet accord selon lui, "les Grecs, parce qu'on va leur imposer une nouvelle cure d'austérité inhumaine et contreproductive". Second perdant, "les contribuables Français, qui vont devoir mettre de nouveau la main à la poche : 16 milliards de dette supplémentaire, qui s'ajoute à nos 2.000 milliards de dettes".

Pour Florian Philippot, la seule solution était de "sortir la Grèce de l'euro, ce qui aurait été très bon pour son économie, puis dissoudre tous ensemble cette monnaie unique" que le Front National a toujours rejeté.

"Tsipras a trompé son peuple"

Une semaine après le référendum grec, qui rejetait à plus de 60% des voix les mesures d'austérité exigées par les créanciers de la Grèce, cet accord est, pour le vice-président du FN, une nouvelle preuve que l'Union européenne ne respecte pas la démocratie. "Tsipras (le Premier ministre grec) a trompé son peuple, il fait ce qu'a fait la France il y a 10 ans avec la constitution européenne. Les Français disaient non (à la constitution européenne), les parlementaires disaient oui. Cette idéologie européiste n'est pas démocratique". 

"Hollande n'a jamais eu en tête l'intérêt des Français"

Florian Philippot a ensuite critiqué l'attitude de François Hollande, qui a œuvré depuis le début de la crise à maintenir la Grèce au sein de la zone euro et qui, pour Manuel Valls, "s'est hissé au niveau de l'histoire". "Ce que je reproche à François Hollande, c'est qu'il n'a jamais abordé les négociations avec en tête l'intérêt des Français. Il défendait un intérêt idéologique de préserver l'euro (…). On finance la dette des autres avec notre dette".

P. G. avec les GG