RMC

HLM, fin du bail a vie: "On continuera à avoir d’un côté les ghettos de riches et de l’autre, les ghettos de pauvres"

La Cour des comptes propose d'instaurer des "baux à durée limitée" dans les villes où l'offre de HLM est insuffisante. En fonction de leur situation financière, les locataires pourraient garder ou non leur logement.

Dans un rapport publié mercredi, la Cour des comptes propose de mettre fin aux HLM à vie. Un bail à durée déterminée pour les locataires du parc social serait renouvelé en fonction de la situation financière du ménage.

Une idée qui séduit en partie Alexandre Vincendet, maire LR de Rillieux-la-Pape: "Je pense que c’est une bonne proposition mais elle est un peu simpliste. Elle ne réglera pas complètement le problème. Je suis maire d’une ville de la banlieue lyonnaise qui a 57% de logements sociaux. Sans retravailler l’habitat et les quartiers, sans refaire de la mixité sociale, si on met en place purement, bêtement et simplement cette mesure, on va continuer à ghettoïser ces quartiers. Finalement, ceux qui réussissent pourront partir, mais tous ceux qui sont dans la difficulté resteront. On continuera à avoir d’un côté les ghettos de riches et de l’autre les ghettos de pauvres".

Pour le maire de la ville de Rillieux-la-Pape, il faut favoriser l'accès à la propriété pour lutter contre les inégalités sociales et permettre la mixité dans les quartiers. "Cela signifie que derrière, nous devons réfléchir sur le parcours résidentiel. Comment fait-on pour aider les personnes qui sont dans un logement social à accéder à la propriété? Il y a des dispositifs qui existent. Par exemple nous avons mis en place une prime de 5.000 euros pour que les gens accèdent à la propriété, et ça fonctionne".

Les Grandes Gueules avec A. B.