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"Il y a eu une chambre d'écho amplifiée sur le sujet": les écologistes de Rennes se défendent après l'attaque de Bernard Hinault

Rennes figurait parmi les candidats potentiels pour accueillir le départ du Tour de France 2021, mais finalement, du côté de la majorité socialiste et écologiste, on a dit "non, on n'en veut pas".

Alors que le départ du Tour de France 2021 a été attribué à la ville de Brest, l’ancien vainqueur du Tour, Bernard Hinault, a fait une sortie très virulente contre les écologistes de la ville de Rennes, qui ont refusé d’être ville départ du Tour. 

En effet, la co-présidente du groupe des élus écologistes de Rennes, Valérie Faucheux, avait affirmé que le Tour de France est “une course qui a eu son temps, mais qui peine à se renouveler". Elle a également dénoncé la "gestion catastrophique des déchets par le Tour de France".

Des mots qui ont eu le don d’agacer le quintuple vainqueur de la Grande Boucle. "Elle parle d'événement du passé. C'est peut-être elle qui est du passé. Elle est écologiste, non ? Il faudrait qu'elle regarde ce qu'elle met à ses pieds. Elle pollue peut-être plus la terre que n'importe quelle personne à vélo. Cela me met un peu en colère parce qu'on ne peut pas dire que le cyclisme est quelque chose d'arriéré. Elle ferait mieux de réfléchir avant d'ouvrir sa gueule", a-t-il indiqué lundi. 

Défense des écologistes

Invité dans les Grandes Gueules ce mardi, Morvan Le Gentil, président des écologistes de la métropole de Rennes, a tenté d’éteindre quelque peu l’incendie. Il a notamment indiqué qu’il se réjouissait que le Tour parte de Brest et qu’il ne considérait pas cela comme une défaite de Rennes. 

Il ajoute qu’il y a eu une exagération dans le propos. 

“Le sujet n’était pas pour ou contre le Tour de France, et il ne faut pas le transformer comme ça. La question qui a été posée, c’est est-ce que c’est judicieux pour la ville de Rennes d’investir un million d’argent public dans cet événement-là. Et c’est là que nous nous sommes positionnés en affirmant que pour nous, il n’y avait pas de cohérence par rapport à ce qu’on demande aux entreprises”, assure-t-il. 

Quant aux propos de Valérie Faucheux sur la “course qui a fait son temps”, il assure qu’il y a eu “une chambre d'écho un petit peu amplifiée sur le sujet”. Même s’il admet que la question de la gestion des déchets sur le Tour est une problématique qui se pose.

Guillaume Descours