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"Ils ne sont pas à la hauteur de la mairie de Paris": les "Grandes Gueules" décryptent les insultes de Benjamin Griveaux envers ses ex-adversaires

Dans des propos rapportés par Le Point, le candidat LREM aux municipales à Paris s'en prend à ses anciens rivaux, ciblant notamment Villani ou Renson.

Une conversation "privée"... particulièrement fleurie. Avant d'être investi par LREM comme le candidat officiel aux municipales à Paris, Benjamin Griveaux a tenu des propos injurieux à l’égard de ses anciens adversaires, selon nos confrères du Point publié mercredi 17 juillet.

Une révélation qui a particulièrement intéressé les Grandes Gueules de RMC, ce jeudi. C'est Olivier Truchot qui revient sur le passage, avant de lancer le débat en direct. 

Ainsi, pour l’ancien porte-parole du gouvernement, les municipales parisiennes, "ce n’est pas la cantonale de Vesoul! Vous croyez quoi, qu'on tricote?". Certains de ses propos laissent par ailleurs entendre que la course à l'investiture était courue d'avance, en dépit de la Commission nationale d’investiture: "Je sais exactement ce que l’on va faire et sur quel calendrier, mais ça, c’est entre le Président et moi. [...] Tout cela est très réfléchi depuis le début".

Alors qu’il demande actuellement à ses anciens concurrents de le rejoindre depuis sa désignation, une "conversation privée" entre Benjamin Griveaux et certains de ses amis et des autres candidats donne le ton de l'ambiance en privé: "Il y a un abruti chaque jour qui dit qu'il veut être maire de Paris"... Avant de les épingler un par un: "[Hugues] Renson, c’est un fils de p..., on le sait depuis le premier jour. Mounir [Mahjoubi]…bon…no comment."

"Tous ces mecs peuvent être faux"

Pour son principal rival, Cédric Villani, l’ancien secrétaire d’État estime qu’"il n’a pas les épaules pour encaisser une campagne de cette nature. Il ne verra pas venir les balles, il va se faire désosser!" avant de reconnaître tout de même que ce dernier est "plus intelligent que les autres".

Sur son concurrent Pierre-Yves Bournazel, élu de centre-droit à Paris et membre d’Agir, Benjamin Griveaux est particulièrement "cash": "Qui tient Bournazel par les c… depuis le début, si ce n’est moi? Pourquoi est-ce qu’on fait entrer [Franck] Riester (qui fait également partie d’Agir, ndlr) au gouvernement? Pour tenir les mecs d’Agir, tout cela n’est pas le fruit du hasard!"

"Pour rassembler, il faut avoir des arguments... Et il les a trouvé" rigole alors Johnny Blanc sur le plateau des GG. Et de poursuivre: "Je vais vous dire... On est tous capable de tenir en off, entre quatre yeux, où tu vas dire des choses que les personnes concernées entendent. Mais lui va un peu loin. Il s'affiche en redresseur, capable de remettre Paris debout... et ça passe par ce genre de choses. Bon, ils ne sont pas à la hauteur. Ca prouve à quel point tous ces mecs peuvent être faux" dénonce-t-il. 

Etienne Liebig le reprend: "Je me souviens que Chirac ou Sarkozy ont des propos durs, peuvent extrêmement vulgaires... J'espère qu'on va désormais se battre sur le débat politique, sur ses arguments pour Paris et pas sur des insultes ou des propos".

Si "le sujet est clos" selon l’entourage de Benjamin Griveaux, personne ne dément qu'il ait pu prononcer ces mots ce dernier. "Benjamin Griveaux déplore qu’une 'conversation privée' se retrouve dans la presse. Dès qu’il en a pris connaissance, il a appelé des personnes citées pour s’excuser auprès d’elles".

Marie Roux et Xavier Allain