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Interdiction du burkini: "Un souci de protection de la population" pour Georges Fenech

Le député Les Républicains Georges Fenech a réagi mercredi dans les Grandes Gueules à la polémique autour du burkini et à la verbalisation d'une femme voilée sur la plage de Cannes. Il plaide pour la fermeté contre ce qu'il considère être "des pratiques intégristes".

Georges Fenech insiste pour "faire respecter la loi". Le député Les Républicains et président de la commission d'enquête sur les attentats appuie les maires ayant pris des arrêtés interdisant le burkini sur les plages.

Un maillot de bain couvrant jusqu'aux cheveux qui symbolise pour lui "une sorte de mise à l'écart des femmes qui n'ont pas le droit de se baigner en maillot de bain", explique-t-il mercredi dans les Grandes Gueules.

Une femme avec un simple voile verbalisée

Depuis ces arrêtés municipaux, plusieurs femmes ont été verbalisées pour avoir porté un burkini. Mais une femme qui portait par ailleurs un simple voile sur une plage de Cannes a également écopé d'un PV. Une verbalisation qui pose question alors même que le port du voile n'est pas interdit sur la voie publique. Le maire de Cannes a pourtant appuyé la décision des agents municipaux, se référant à l'arrêté municipal interdisant "l'accès au plages et à la baignade" à "toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité". Georges Fenech, soutient lui aussi cette décision.

"Je pense qu'il faut être ferme. La tenue vestimentaire, on a eu ce débat avec le voile islamique, avec la burqa dans les lieux publics, actuellement tout ce qui réduit la liberté de la femme, l'égalité de la femme, notre pays ne pourra pas l'accepter", juge Georges Fenech. Les arrêtés anti-burkini sont par ailleurs pris selon lui dans un "souci de protection de la population en général". 

"Une menace identitaire"

La Grande Gueule Johnny Blanc s'interroge toutefois sur les répercussions de ces verbalisations. "Il y a un danger que quelque chose devienne contre-productif. On provoque le trouble à l'ordre public par cette intervention alors qu'il n'y en avait pas avant", estime-t-il, soulignant les attroupements créés lors de l'intervention des policiers municipaux. Les Grandes Gueules s'interrogent également sur la prochaine étape, s'achemine-t-on vers une interdiction du voile ou de vêtements religieux sur la voie publique? "Oui, on le fera dans la rue", espère Georges Fenech.

"On a trop laissé faire, on a laissé s'installer ces phénomènes de communautarisme (...). Nous voulons rester ce que nous sommes, c'est-à-dire avec nos valeurs et avec nos traditions d'accueil et d'assimilation. Aujourd'hui on se rend compte que ce n'est plus le cas, qu'il y a une véritable menace identitaire, le fait de le dire ce n'est pas du populisme, ce n'est pas de l'extrémisme", assure le député. 

Georges Fenech appelle au "respect des différences" mais refuse que "les différences l'emportent sur la communauté de destin". Pour lui, la question du communautarisme sera "le thème de la campagne qui s'ouvre". 

C. B avec les Grandes Gueules