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L'économiste Nicolas Bouzou surprend, mais assume: "Avec du recul, on se dira que cette crise a été bien gérée!"

Nicolas Bouzou, économiste, a tenté de trouver du positif ce vendredi dans Les Grandes Gueules, et a taclé la gestion de l'UE dans l'achat des vaccins.

Voit-on les choses de manière trop négative? Alors que de nouvelles mesures ont été annoncées jeudi par le gouvernement qui a décidé de reconfiner un tiers de la population française, l'économiste Nicolas Bouzou essaie de prendre de recul et d'analyser la situation.

Invité des Grandes Gueules ce vendredi matin sur RMC, il estime que dans le futur lorsqu'on se penchera sur la gestion de crise inédite dans l'histoire de l'Homme, on trouvera que l'on s'en est pas si mal tiré.

"Lorsqu'on regardera les choses avec du recul, on se dira que ça a été formidablement bien géré d'une certaine façon"

Dans son livre intitulé Homo sanitas (XO éditions), l'économiste libéral célèbre les avancées de l'homme qui va toujours de plus en plus vite et loin. Et il estime, non sans surprendre le plateau des GG (à partir de 9'40" dans la vidéo ci-dessus), que la crise du Covid-19 illustre très notre capacité d'adaptation à notre environnement immédiat.

"On s'adapte remarquablement bien. Même cette crise incroyable qui nous est tombée dessus, au fond, je pense que, lorsqu'on regardera les choses avec du recul, on se dira que ça a été formidablement bien géré d'une certaine façon. Je sais que, comme on est encore dans la crise, c'est quelque chose qui est très difficile à entendre. 
Très rapidement on a su quels étaient les modes de contamination. Donc ça nous a permis de nous protéger, de mettre des masques du gel hydroalcoolique, qui n'a été inventé que dans les années 60, on a les vaccins... Je trouve qu'on a une capacité d'adaptation qui est extraordinaire."

"L'UE a acheté des vaccins comme elle achèterait des stylos, elle a radiné"

Tout n'est pas rose non plus selon lui, notamment sur la question des vaccins. Il estime que l'Union européenne a "radiné" pour les commandes de vaccin pour quelques centaines de millions d'euros.

"Ca dépasse l'entendement, c'est très pénible pour moi de dire ça car je suis un européen convaincu mais je préfère dire la vérité. L'Europe a complétement dysfonctionné. Elle a acheté des vaccins comme elle achèterait des stylos, elle a radiné."

J.A.