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L'écrivain Maxime Chattam raconte son confinement: "J'écris la nuit pour être tranquille"

L'écrivain qui travaille sur un nouveau roman a raconté dans les Grandes Gueules comment il vit son confinement.

Pour lui, peut-être que le confinement n’est pas un changement radical dans sa vie de tous les jours. Le romancier Maxime Chattam est comme tous les Français confiné chez lui depuis le 17 mars. Si être chez lui, lui laisse du temps pour écrire, il explique qu’il doit aussi gérer toute sa vie de famille. 

“On a des enfants assez jeunes donc c’est une organisation de tous les jours. Moi, j’écris notamment la nuit, pour être tranquille”, explique-t-il. 

Alors ce confinement longue durée qui doit encore se poursuivre jusqu’au 11 mai lui permet-il de trouver l’inspiration ? 

“En réalité, ça m’empêche d’écrire un bouquin que j’avais prévu de faire dans pas longtemps parce que je ne suis pas sûr de vouloir, après tout ce qu’on lit, ce qu’on voit aux infos, ce qu’on entend des proches, me plonger pendant 6 à 10 mois dans l’écriture d’un livre qui parlerait d’un monde comme ça. Or ça faisait un moment que je travaillais sur un projet de livre qui était un petit dans l’esprit de ce qu’on vit en ce moment même si ça finissait de manière tout autre”, confie-t-il.

L'espoir d'un élan de solidarité

Cette période le fait néanmoins réfléchir et lui donne envie de s’impliquer. 

“J’ai des inquiétudes, des interrogations. Et puis j’ai aussi envie de pouvoir agir d’une manière ou d’une autre aujourd'hui. Quand on est un artiste et qu’on a le privilège de pouvoir regarder les choses sans avoir la pression ou de s’inquiéter pour son avenir professionnel, on se doit d’aider les autres. En tant qu’écrivain, on essaye de prendre du recul, de s’interroger sur ce que ça raconte du monde dans lequel on vit aujourd’hui”, indique-t-il. 

Surtout, il ne désespère pas de voir une vraie solidarité émerger de tout cela. “Mon rêve absolu, ce serait que ceux qui serait derrière les banques puissent aussi se mettre au diapason”, affirme-t-il. 

Il indique aussi qu’il ne serait pas contre un geste des plus riches pour aider les plus pauvres par exemple en faisant un geste au niveau des impôts. Lui, en tout cas, se dit prêt à le faire. “Ca me fait chier, c’est comme tout le monde, mais s’il faut le faire, je le ferai. À un moment, c’est quand même logique que ceux qui gagnent plus d’argent paye plus d’impôts”, explique-t-il. 

Guillaume Descours